Inauguration officielle de l’Université de l’Ontario français

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Avant la coupure du ruban: l’étudiant Dieudonné Kiama, Ginette Petitpas-Taylor, Caroline Mulroney, Pierre Ouellette, Florence Ngenzebuhoro, Dyane Adam, Mona Fortier, Jacques Naud, Arielle Kayabaga, Natalia Kusendova. Photos et vidéos: François Bergeron
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Plus de 200 personnes, dont des ministres fédéraux et provinciaux, ont participé à l’inauguration officielle de l’Université de l’Ontario français (UOF), au 2e étage du 9 rue Lower Jarvis à Toronto, ce vendredi 12 novembre.

C’est un «moment historique», ont convenu plusieurs des intervenants, dont le recteur Pierre Ouellette, qui est historien et dit ne pas utiliser ce mot à la légère.

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L’entrée principale de l’UOF, au 9 Lower Jarvis.
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Dévoilement de la plaque qui rappellera l’inauguration officielle de l’UOF: Caroline Mulroney, Dyane Adam, Ginette Petitpas-Taylor, Paul Rouleau et Pierre Ouellette.

Fête de l’UOF

L’événement festif comportait son lot de discours des principaux responsables de la réalisation du projet, mais aussi le dévoilement d’une murale, la traditionnelle coupure du ruban, de la danse autochtone et l’interprétation de l’hymne Notre Place par des chanteurs et musiciens d’écoles des conseils Viamonde et MonAvenir, futurs clients de la nouvelle université.

Les quelque 150 étudiants de la première cohorte inscrits à ses quatre programmes de baccalauréats et à ses micro-certificats proviennent presque tous de l’extérieur de la province, voire de l’extérieur du Canada. Cette année, ils ne se côtoient que virtuellement, grâce aux nouvelles technologies d’enseignement à distance.

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Par, pour et comme

Selon Pierre Ouellette, l’UOF est une institution «par et pour… et comme» les Franco-Ontariens, c’est-à-dire «qui ressemble» à sa communauté. Or, à Toronto et de plus en plus partout en Ontario, la communauté francophone provient de tous les horizons géographiques et culturels.

Le chancelier Paul Rouleau, tout récemment nommé, a rappelé que la justification du projet d’université de langue française à Toronto tient à «un petit bout de phrase».

L’Article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, dit-il, reconnaît le droit à l’éducation «dans des établissements de la minorité». Le «de la» confirme que la minorité doit gérer ses institutions. Et les «établissements» en question ancrent la langue minoritaire dans son environnement socio-économique.

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Le recteur Pierre Ouellette.
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Jill Dunlop, ministre des Collèges et Universités de l’Ontario.

Parcours semé d’embûches

La nouvelle ministre fédérale des Langues officielles, Ginette Petitpas-Taylor, comme les ministres provinciales Caroline Mulroney (Affaires francophones) et Jill Dunlop (Collèges et Universités), a souligné le parcours semé d’embûches du projet dont on célèbre l’aboutissement cet automne.

Suspendue à la fin de 2018 par le nouveau gouvernement progressiste-conservateur de l’Ontario, l’UOF a été réanimée en septembre 2019 grâce à une entente fédérale-provinciale de 126 millions $ sur 8 ans.

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«Vous avez suscité un mouvement de solidarité partout au pays», a lancé la ministre Petitpas-Taylor. «Aujourd’hui, nous célébrons votre victoire.»

L’UOF «structurante»

Mme Mulroney a qualifié l’UOF d’initiative «structurante» pour la francophonie. Tandis que Mme Dunlop se réjouit que les quatre programmes de l’UOF s’intègrent aux 425 programmes post-secondaires francophones de la province qui veulent répondre aux besoins de l’économie.

Déjà, l’UOF a des relations privilégiées avec l’Université de Hearst et l’Université de Sudbury. L’Université d’Ottawa offre encore le plus grand nombre de programmes en français. Et à Toronto, le campus bilingue Glendon de l’Université York est établi depuis plus de 50 ans.

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L’UOF est au deuxième étage du 9 Lower Jarvis.
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La murale de l’artiste Mique Michel à l’UOF.

Dans la pandémie

La présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF, Dyane Adam, qui porte le projet depuis cinq ans et qui a été la plus chaudement applaudie, a rappelé que la construction de l’édifice où loge l’UOF a la particularité d’avoir été «commencée et achevée dans la pandémie».

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«Que l’UOF soit installée dans la capitale économique du pays est un exploit en soi», a ajouté Mme Adam.

«Bâtir une université de toutes pièces est un privilège rare.» La présidente a salué la cinquantaine d’experts qui ont travaillé à la conception de ses programmes «transdisciplinaires», la quarantaine de profs et de gestionnaires qui sont «le coeur» de l’institution, et ses premiers étudiants qui lui ont fait confiance et qui en seront éventuellement «les meilleurs ambassadeurs».

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La bibliothèque est virtuelle, mais le bibliothécaire est présent.
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Une salle de cours de l’UOF.

Croissance de la francophonie torontoise

Dans quelques années, a aussi fait valoir le recteur, quatre Franco-Ontariens sur dix habiteront à Toronto et dans le Centre-Sud de l’Ontario. C’est la région où la francophonie connaît la croissance la plus importante. Le défi pour l’UOF sera d’y installer «une tradition d’éducation universitaire» chez les francophones.

«L’UOF servira à coup sûr à dynamiser davantage la présence francophone dans la région du Grand Toronto, mais aussi à l’échelle provinciale», selon le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Carol Jolin. «Nous l’avons voulu, nous l’avons eu!»

«J’ai la certitude que l’Université de l’Ontario français deviendra l’épicentre communautaire d’une francophonie active et vibrante au coeur de notre capitale provinciale.»

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