Université de l’Ontario français: le fédéral et l’Ontario ont signé

126 millions $ pour 8 ans

Représentation d'une future Université de l'Ontario français au centre-ville de Toronto (image extraite d'une vidéo promotionnelle de l'UOF).
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L’entente entre les gouvernements du Canada et de l’Ontario sur le financement de l’Université et l’Ontario français (UOF) a été finalisée et signée ce 22 janvier.

«Débuter l’année avec une entente ratifiée est une merveilleuse nouvelle», s’enthousiasme Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF. «Nous sommes ravis d’atteindre ce jalon historique et d’accueillir, tel que prévu, les premières cohortes à l’automne 2021.»

Dyane-Adam

«Par ce geste», indique Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), «les deux paliers de gouvernements s’engagent pleinement à la réalisation et la concrétisation de la future institution chère à la communauté franco-ontarienne.»

«Jour historique»

C’est le 7 septembre que la ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, et la ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, s’étaient entendues sur le principe de financer l’institution, à hauteur de 126 millions $ (les quatre premières années par Ottawa, les quatre suivantes par Toronto).

Voté en décembre 2017 sous le gouvernement libéral de Kathleen Wynne, le projet avait été suspendu un an plus tard par le gouvernement conservateur de Doug Ford, suscitant un fort mouvement de «résistance» en Ontatio français.

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Caroline Mulroney

Caroline Mulroney décrit maintenant le projet comme «très important et attendu de longue date, essentiel pour les futures générations de francophones en Ontario». Pour Mélanie Joly, «c’est un jour historique pour les Franco-Ontariennes et les Franco-Ontariens ainsi que pour les francophones du Canada».

2021

Des embauches pourront être faites dès à présent pour le personnel de l’Université. L’UOF pourra également se pencher sur sa planification afin d’ouvrir ses portes officiellement en septembre 2021. Le projet prévoit quelques centaines d’étudiants au début, autour de 2000 dix ans plus tard.

La Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) réclamaient également une université «par et pour» tous les Franco-Ontariens. L’UOF n’a toutefois pour l’instant qu’un mandat régional: Toronto et le Centre-Sud de l’Ontario.

Mélanie Joly

Des universités bilingues (surtout à Ottawa et Sudbury) offrent la plupart des programmes en français de la province, ainsi que le campus Glendon (1700 étudiants) de l’Université York à Toronto.

«La venue d’une institution universitaire francophone pourra bonifier l’offre existante», de dire Marie-Pierre Héroux, présidente du RÉFO.

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