Dernier volet de la trilogie gaie de Denis-Martin Chabot
Après Pénitence et Manigances, Denis-Martin Chabot livre Innocence, le dernier volet de sa trilogie mettant en scène des supers mecs québécois, dont certains se croisent dans le Village gai de Montréal. Comme le récit oscille entre 1985 et 2003, entre New York, l’Estrie, Montréal, Halifax et l’Afghanistan, le lecteur est constamment ballotté d’un drame à l’autre, des événements du World Trade Center à la guerre en Afghanistan, en passant par le tabassage des tapettes et les ravages du sida. Le roman met en scène toute une kyrielle d’homme gais: Bertrand, Patrick, Mathieu, Alexandre, Imonfri, George, Peter, etc. Ce sont tous […]
Le Salon du livre à l’heure du bilan
Alors que le Salon du livre de Toronto a fermé ses portes depuis plus de 10 jours, l’heure est au bilan pour les organisateurs. La satisfaction d’une édition riche en découvertes n’a pas fait oublier le travail à accomplir dans les prochaines années. L’édition 2006 du Salon avait laissé auprès de tous un sentiment d’inachevé. Cette nouvelle édition aura au moins eu comme incontestable mérite de marquer son renouveau. Le bilan dressé par les organisateurs fait état de la visite de près de 5 000 amoureux de la lecture pendant trois jours. Les allées du manège militaire Moss Park ont […]
Amoureux d’aimer dans un Québec en mutation
Le Québec des années 1960 est en pleine effervescence. C’est le début de la Révolution tranquille. «Un monde vient de s’éteindre, de quoi sera fait le suivant?» Telle est la question à laquelle l’écrivain Bruno Roy tente de répondre dans son tout dernier roman intitulé N’oublie pas l’été. Pour partager ses réflexions, le romancier a eu l’heureuse idée de littéralement camper ses personnages dans un camp d’été dirigé par les Frères de Saint-Raphaël au milieu des années 1960. Le directeur du camp Saint-Antonin est perçu comme «un vieux meuble». Ce Frère archiviste photographie les campeurs en action avec peu de […]
L’esclavage à l’écrit
Samedi dernier avait lieu, au Studio Trane sur la rue Bathurst, le lancement à Toronto de l’œuvre nominée pour le prix littéraire du gouverneur général La pendaison d’Angélique du professeur de l’Université de Toronto Afua Cooper ainsi que l’analyse du livre du professeur de l’université de Laval Daniel Gay Les noirs du Québec 1629-1900. Cela avait lieu dans le cadre d’une série d’activités en Ontario soulignant le bicentenaire de la Loi portant sur l’abolition de l’esclavage dans l’empire britannique. Le but de ces deux œuvres est de rappeler l’histoire méconnue et souvent oubliée du peuple noir en Nouvelle-France. Si on […]
L’exorcisme en pleine croissance
Si le catholicisme est une religion qui possède des valeurs universelles partagées par plus d’un milliard de fidèles, c’est aussi une institution constituée au long de plusieurs siècles, au contact de nombreux pays, rassemblant divers courants qui proposent différentes solutions pour enrayer le mal. L’une de ces solutions est l’exorcisme, une pratique officiellement reconnue par le Vatican. Dans un ouvrage intitulé Les Exorcistes du Vatican: chasseurs de diable au XXIe siècle, la correspondante du Los Angeles Times à Rome, Tracy Wilkinson, lève le voile sur cette pratique extrêmement répandue en Italie. Elle a interrogé des exorcistes et des personnes exorcisées, […]
Toronto s’écrit: le double plaisir d’un beau livre
L’ambiguïté du titre du dernier livre de Paul-François Sylvestre, Toronto s’écrit, nous dirige sur deux pistes aussi intrigantes l’une que l’autre. Est-ce qu’«On écrit Toronto» comme «On écrit l’histoire» ou «Toronto écrit sa propre biographie»? Sans doute les deux. En tout cas, pour répondre à ces questions, Paul-François Sylvestre, chroniqueur bien connu des lecteurs de L’Express, a recueilli des extraits de textes littéraires d’une soixantaine d’écrivains qui ont donné leurs impressions sur la Ville Reine. La liste en est impressionnante: journalistes, artistes, politiciens, enseignants et beaucoup d’autres. Leur largesse d’esprit nous ouvre bien des portes jusque là plus ou moins […]
Myriame El Yamani: des contes pour les petits et les grands
Au Salon du livre de Toronto, la conteuse Myriame El Yamani a régalé quelque 200 enfants avec ses histoires. Une présentation pleine de poésie et de suspens qui a séduit une grande partie de l’assistance, essentiellement composée d’élèves du primaire et du secondaire. Myriame El Yamani jongle avec les mots. Mais elle est également une spécialiste pour multiplier les thèmes. Après avoir émerveillé les enfants en matinée, le jeudi 25 octobre, elle a fait profiter les plus âgés de ses talents de conteuse en fin de soirée. De 21h30 à minuit, à l’Hôtel Pantages de la rue Victoria, elle a […]
De l’importance des séances de signatures
Pour certains auteurs en quête de reconnaissance, les séances de signature d’ouvrage au Salon du livre de Toronto représentent une réelle opportunité. Alain-Claude Ngouem, auteur de l’essai Nouvelle donne du système mondial de l’information et redéfinition du développement en Afrique faisait partie des invités conviés aux séances de signatures. Déjà publié en France aux éditions Harmattan, il perce aujourd’hui le marché torontois. L’auteur ouvre le débat sur l’équilibre du flux de l’information entre le Nord et le Sud. Il partage aussi sa fierté d’être reconnu comme essayiste à l’occasion de ce Salon. «C’est la première fois que j’ai un livre […]
Samia Shariff: une longue route vers la liberté
Lorsque Samia Shariff est entrée dans la salle, un murmure a parcouru l’assemblée. N’y avait-il pas erreur sur la personne? Maquillée, habillée à la mode occidentale, l’auteure du Voile de la peur se promenait tête nue. C’est pourtant une femme vêtue du niqab qui apparaît sur la couverture de son livre et qui fait d’habitude des apparitions médiatiques. C’est désormais fini. «Ça y est, je pense que je suis faite pour commencer une autre vie et ne plus avoir peur. Je ne veux plus avoir peur.» Pour la première fois, elle a témoigné à visage découvert. Quant au maquillage prononcé, […]
Andrée Christensen, Prix Christine-Dumitriu-van-Saanen 2007
Andrée Christensen est de ces auteures qui cultivent un certain goût de la discrétion, du mystère. Un goût prononcé pour le symbolique, la mythologie qui ont forgé l’identité de son dernier roman Depuis toujours, j’entendais la mer. Au coeur de son dernier ouvrage, Andrée Christensen explore une maxime qui est sienne: «Entrer chez les morts, c’est découvrir la vie.» Après quelques recueils de poésie, l’auteure de Vanier signe ici son premier roman, qu’elle présente comme un hommage à ses ancêtres scandinaves, et qui aura nécessité pas moins de six années de travail. Ce prix, elle l’accueillait donc avec une satisfaction […]
Sauvons le Pôle Nord!
L’appel a été lancé par Bernard Voyer depuis le Salon du livre de Toronto, samedi après-midi. L’explorateur québécois donnait pour l’occasion une conférence intitulée «A-t-on perdu le Nord?», en référence au titre de l’ouvrage de Dominique Forget Perdre le Nord?, dont il a écrit la post-face. Devant un auditoire captivé, Bernard Voyer a ainsi partagé sa passion pour la glace et a mis en lumière la situation catastrophique du réchauffement climatique. Il a fait de l’hiver sa saison et du froid sa passion. Depuis plus de 30 ans, Bernard Voyer parcourre les endroits les plus froids de la Terre, là […]
La musique en ponctuation
Pour la première année, le Salon du livre s’est associé avec Francophonie en fête pour proposer des spectacles musicaux tout au long des trois jours. Chaque soirée s’est ainsi conclue en musique, pour le plus grand plaisir des lecteurs du Salon. La grande scène dressée au cœur du Salon du livre a accueilli dès jeudi soir les prestations de Cindy Doire et des Tambours du Burundi, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture. La jeune chanteuse ontarienne s’est déclarée «ravie de pouvoir interpréter ses chansons devant un public de francophones et dans un tel endroit.» Puis le Salon accueillait vendredi soir […]