Toronto affiche volontiers son opulence: gratte-ciel de verre, quartier financier rutilant, réputation de métropole multiculturelle. Derrière cette image se cache pourtant une réalité plus rugueuse. Le coût de la vie est devenu, pour des dizaines de milliers de familles, un mur infranchissable.
Les indicateurs racontent une réalité contrastée. À Toronto, près d’un ménage sur quatre (24,7%) vivait en situation d’insécurité alimentaire en 2024, selon la Ville. Les plus exposés: ménages à faible revenu, locataires, familles monoparentales.
À Hamilton, la précarité prend un autre visage. Environ 17 250 résidents y étaient considérés comme des «travailleurs pauvres» en 2022, souvent dans des emplois précaires et sans avantages sociaux.

C’est dans ce contexte qu’Islamic Relief Canada (IRC) déploie ses actions communautaires. «Il y a beaucoup de familles dans le besoin dans l’ensemble du Grand Toronto et dans les régions où nous intervenons», explique Umar Tailor, gestionnaire pour la région du Grand Toronto à IRC.
«On observe notamment ces réalités à Thorncliffe, au centre-ville de Toronto ou encore au centre-ville de Hamilton.» L’aide ne se limite toutefois pas aux familles musulmanes: «Nous apportons de l’aide aux familles musulmanes, mais également à des familles non musulmanes.»






