Jackie Vautour, le dernier résistant acadien de Kouchibouguac
Il était en quelque sorte le dernier des Mohicans, version acadienne. Le symbole d’une résistance d’un temps révolu. Jackie Vautour est décédé le 7 février à l’âge de 92 ans. Depuis plus de 50 ans, et jusqu’à sa mort, il s’est battu contre la création du parc national Kouchibouguac, sur la côte est du Nouveau-Brunswick. Musique de la résistance «Crazy Horse, Beausoleil, Louis Riel, Jackie Vautour. Asteur c’est notre tour…» – Tiré de la chanson Petit Codiac popularisée par Zachary Richard. Quand ils ont composé la chanson Petitcodiac dans les années 1990, reprise plus tard par Zachary Richard, les membres […]
50e anniversaire de Radio-Canada à Windsor
C’est le 18 mai 1970, à 6 heures du matin, que le poste de radio CBEF entre en ondes dans le Sud-Ouest ontarien avec une dizaine d’employés. La programmation locale de Radio-Canada se limitait alors aux nouvelles et à une émission du matin. Je me souviens avoir assisté au spectacle inaugural de la jeune Ginette Reno au Cleary Auditorium, à Windsor. C’était l’aboutissement d’un lobbying mené, entre autres, par Omer Parent, cousin de ma mère, son amie Aline Harrison et Luc Mailloux. De 1975 à 1985, sous la direction de Claude Hurtubise, la programmation s’accroît largement: émission du samedi matin, […]
Le Salon du livre de Toronto mise encore plus sur la jeunesse
Le Salon du livre de Toronto a compris que le public adulte ne viendra jamais plus nombreux à son événement. Il entend développer encore davantage son offre jeunesse et sa promotion dans le milieu scolaire. C’est ce qui a été convenu lors de l’assemblée générale qui a attiré une vingtaine de personnes le 7 octobre dans des locaux de l’Alliance française de Toronto. Trois jours au lieu de quatre Et sa 27e édition se tiendra sur trois jours au lieu de quatre: les jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 décembre 2019, toujours au 2e étage de la Bibliothèque de […]
Moncton accueille le Congrès mondial acadien et les villes francophiles
«Je suis très fière de partager la scène avec le groupe légendaire 1755, un groupe qui, par leur musique, leur fierté et leur joie de vivre acadienne, a inspiré quantité d’Acadiens et Acadiennes à célébrer leur culture!» C’est ce qu’a déclaré, le 16 août, Ginette Petitpas Taylor, députée de Moncton-Riverview-Dieppe et ministre fédérale de la Santé, en souhaitant la bienvenue dans sa circonscription aux milliers de congressistes venus participer au 6e Congrès mondial acadien (CMA) qui se déroule jusqu’au 24 août à l’Île-du-Prince-Édouard et au Sud-Est du Nouveau-Brunswick. Extrême Frontière «C’est encore plus approprié aussi que nous sommes ici sur […]
Quatrième de couverture ferme son micro
La série d’émissions de radio Quatrième de couverture, créée à Toronto en 2016 et animée par Anne Forrest-Wilson, a pris fin samedi au Collège Boréal. Enregistrée devant public et suivie d’un café, l’émission invitait des chroniqueurs-lecteurs originaires d’Afrique, d’Europe et des Amériques à discuter de nouveaux romans de tous les horizons de la francophonie. Cette toute dernière édition – Anne Forrest-Wilson quitte bientôt Toronto pour Montréal – avait pour thème La fureur de lire et était portée par les chroniqueurs Camille Contré, Chloé Leduc-Bélanger, Christine Klein-Lataud, Crina Bud, Elvis Nouemsi et Vittorio Frigerio. Au cours des trois dernières années, des […]
La fin de Quatrième de couverture?
Le 25 mai 2019 marquera la fin d’une très belle initiative. Créé en 2016 par Anne Forrest-Wilson et animé par elle depuis novembre de la même année, Quatrième de Couverture est une émission de radio enregistrée en direct. Les trois invités de chacune de ces tables rondes littéraires, qu’ils soient auteurs, libraires, éditeurs ou simples lecteurs, viennent chacun d’un continent différent: de l’Afrique, de l’Europe ou des Amériques. Des invités de marque Nombreux sont les invités de marque qui ont déjà participé aux émissions: Zachary Richard, chanteur louisianais bien connu, Elvis Nouemsi et Éric Robitaille de Radio Canada, Denis Desgagné, […]
Centre de la francophonie des Amériques: un changement de cap qui inquiète
C’est cette semaine que le président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques, Denis Desgagné, est remplacé par la haute fonctionnaire Johanne Whittom, sur décision du nouveau gouvernement québécois de François Legault, qui a pris tout le monde par surprise le mois dernier. Mme Whittom est moins connue des communautés en milieu minoritaire. Ce changement annoncerait-il un repli à leur égard? Un coup de téléphone Pourtant encensé par tous ses collaborateurs et en poste depuis huit ans, Denis Desgagné a fait des adieux de façon précipitée à son équipe du Centre de la francophonie des Amériques. «C’est arrivé très […]
Revue de l’année 2018 pour la francophonie torontoise
En lien avec plusieurs articles publiés dans L’Express, voici une revue d’événements qui ont intéressé et impliqué la francophonie torontoise au cours des douze derniers mois. JANVIER Décès en 2018 des deux co-créateurs du drapeau franco-ontarien: Michel Dupuis en janvier et Gaétan Gervais en octobre. En janvier meurt aussi l’ancien député fédéral Royal Galipeau. Trois amies forment la première clinique privée de psychothérapie francophone de Toronto. Chronique gourmande: Mister Frenchy et ses tacos lyonnais. Le Théâtre français de Toronto ouvre son année 2018 avec la pièce Le Dire de Di, d’après un texte du Franco-Ontarien Michel Ouellette. La Société économique […]
Des francophones bien vivants et qui le disent
Alors que les propos de Denise Bombardier ont soulevé une vague d’indignation à travers le pays depuis son passage à Tout le monde en parle le 21 octobre dernier, plusieurs voix s’élèvent autour d’un message commun: non, les francophones hors Québec ne sont pas morts. La francophonie canadienne est décidément dans le feu des projecteurs ces derniers temps. Après la montée au créneau de Franco-Canadiens pour répondre à Mme Bombardier, c’est au tour d’un magazine montréalais de prendre la défense des communautés. Francos et fiers de l’être! Ainsi s’intitule l’édition du 15 novembre de L’Itinéraire, magazine bimensuel montréalais produit et vendu par des […]
Seriez-vous un(e) oulipien(ne) qui s’ignore?
Non, il ne s’agit pas d’olympiens ni d’olympiennes, mais bel et bien d’oulipiens et d’oulipiennes. Vous vous demandez peut-être ce que cela pourrait bien manger en hiver. Sachez que le mot Oulipo est l’acronyme d’Ouvroir de littérature potentielle, un groupe littéraire fondé en 1960 par un petit nombre de mathématiciens et d’écrivains français. Cela devrait piquer la curiosité des parents et des enseignants, toujours à la recherche de matériel pour promouvoir la numératie et la littératie chez les jeunes. Contraintes L’Oulipo poursuit un objectif principal: la création littéraire par des contraintes. Le groupe applique ces contraintes à des textes littéraires […]
Feuilletage d’ouvrages de toutes les francophonies
«La francophonie est une tête de Janus: à la fois composée d’un sentiment de révolte et d’amour.» Cette phrase de Zachary Richard souligne habilement la diversité de la langue française et pourrait résumer l’émission radiophonique littéraire Quatrième de couverture du samedi 24 mars. Après une ode à la nature en février, l’émission créée par L’Écriture en mouvement, diffusée exceptionnellement du Collège Boréal à l’occasion de la journée familiale de la Semaine de la francophonie, était consacrée aux tribulations de la langue française du XVIIe siècle à nos jours. De l’Afrique au Canada en passant par la Louisiane, les invités d’Anne Forrest-Wilson ont offert […]
On trinque à la francophonie!
«C’est un honneur de parler et de vivre en français à Toronto!», s’est exclamé Kathleen Wynne dans un message diffusé le 22 mars lors du cocktail de lancement de la 18e semaine de la francophonie de Toronto. Tout le gratin de la francophonie torontoise était réuni, verre à la main, dans l’immeuble du Toronto Star et du Collège Boréal pour célébrer la culture franco-ontarienne. «Les années précédentes on était dans l’atrium de Radio Canada ou au Daniels Spectrum, mais cette année on a décidé de changer. Ce n’est pas facile de trouver un lieu qui peut accueillir 300-400 personnes», s’enthousiaste […]