Le Salon du livre de Toronto mise encore plus sur la jeunesse

Mais sur trois jours au lieu de quatre

Le Salon du livre de Toronto, un événement annuel, est à la fois une foire commerciale et un festival d'auteurs.
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Le Salon du livre de Toronto a compris que le public adulte ne viendra jamais plus nombreux à son événement. Il entend développer encore davantage son offre jeunesse et sa promotion dans le milieu scolaire.

C’est ce qui a été convenu lors de l’assemblée générale qui a attiré une vingtaine de personnes le 7 octobre dans des locaux de l’Alliance française de Toronto.

Trois jours au lieu de quatre

Et sa 27e édition se tiendra sur trois jours au lieu de quatre: les jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 décembre 2019, toujours au 2e étage de la Bibliothèque de référence de Toronto.

On réorientera sur deux jours au lieu de trois le millier d’élèves (surtout d’écoles d’immersion) qui viennent participer à des ateliers, rencontrer des auteurs et acheter des livres.

Certains exposants continueront d’offrir des livres pour les adultes, mais on sait que ce n’est pas ce qui se vend le mieux, confirme le président Valéry Vlad, réélu lors de l’AGA avec Paul Ceurstemont, Alain Thomas, Colette Bevilacqua, Nadia Moalic-Gahagnon, Gabrielle Girard-Lacasse, Peter Kupidura et les nouveaux membres Happie Testa, Michèle Laframboise et Paul Ruban.

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Alain Thomas, Marcelle Lean, Valéry Vlad, Paul Savoie à l’AGA de lundi.

Le Salon a-t-il un avenir?

L’AGA a permis de pointer du doigt des défaillances récurrentes, mais aussi d’ouvrir une réflexion sur l’avenir du Salon pour lui éviter de courir à sa perte.

Malgré une communication nouvellement développée, notamment sur les réseaux sociaux grâce à un budget attribué à cette fin, le nombre de visiteurs n’a pas augmenté lors de la précédente édition. 

Les exposants ont néanmoins noté une visibilité croissante de l’événement. Cela va dans le bon sens, selon le directeur général Paul Savoie. Mais les invités se plaignent des coûts élevés nécessaires pour se déplacer à Toronto: trois jours leur coûteront moins cher que quatre.

Surtout que le pouvoir de négociation du Salon semble diminuer auprès des hôtels et des compagnies de transports pour commanditer la venue d’auteurs vedettes de l’Ontario, du Québec ou d’ailleurs.  

Une éditrice conseille une jeune lectrice.

La jeunesse mise en avant 

Malgré une riche programmation à l’intention du public adulte, le Salon déplore son désintérêt continu au fil des années, alors que le public plus jeune est toujours présent.

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«Quoi qu’on fasse, en programmation ou en promotion, on est dans un cercle vicieux: les adultes viennent moins nombreux et achètent moins que les jeunes, l’année suivante les éditeurs leur consacrent moins de livres qu’aux jeunes, l’année d’après les adultes viennent encore moins nombreux, etc.», reconnaît Valéry Vlad.

Éditeurs, auteurs et vendeurs recommandent donc de porter encore plus d’attention au public jeunesse. Inviter encore plus d’écoles, développer des projets en amont de l’événement et mobiliser les familles sont autant de pistes à suivre, évoquées et proposées lors de l’AGA.

Par contre, le Salon n’a plus les moyens d’organiser des tournées d’auteurs et d’animateurs jeunesse dans les écoles françaises quelques jours avant ou pendant le Salon du livre.

La proprio de la Librairie Mosaïque de Toronto, Happie Testa.

Soirées et événements originaux

Le public adulte sera cependant toujours le bienvenu au Salon, et quelques activités continueront de leur être consacrées, jeudi et vendredi soir et samedi. «On refera la soirée à micro ouvert qui a attiré près de 150 visiteurs l’année dernière.»

Dans le passé, des événements grand public hors des murs du Salon (rencontre avec Kim Thuy dans un restaurant ou avec Zachary Richard dans une salle de réception) avaient été très prisés. C’est aussi une piste pour l’avenir, confirme le président.

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