Les échanges lors de l’assemblée citoyenne de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), tenue en ligne le 29 avril, ont mis en lumière une réalité préoccupante: la francophonie ontarienne est marquée par de profondes disparités territoriales.
Selon le directeur général Peter Hominuk, les communautés francophones «n’avancent pas au même rythme». Cette inégalité se traduit notamment par un accès inégal aux services de santé en français, ainsi que par des écarts dans la vitalité de l’offre culturelle.
Certaines régions bénéficient d’un écosystème structuré, tandis que d’autres font face à des carences importantes. «Il y a des régions qu’on peut qualifier de déserts.»
Au fil des consultations et des rencontres régionales de l’AFO, un sentiment d’abandon s’exprime dans certaines communautés. «Nous nous sentons oubliés par les gouvernements fédéral et provincial, et même par la communauté francophone», ont témoigné des gens dans certaines régions, rapporte-t-il.
Ces écarts touchent aussi les nouveaux arrivants, dont les parcours d’intégration demeurent inégaux.






