Carol Jolin réélu président de l’AFO

Queen's Park

Le président de l'AFO, Carol Jolin. Derrière lui: le directeur général Peter Hominuk.


28 octobre 2018 à 17h00

Carol Jolin a été réélu, dimanche, à la présidence de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), contre Pablo Mhanna-Sandoval, dont la candidature de dernière minute voulait faire valoir la jeunesse et la diversité au sein de l’organisme porte-parole des 620 000 Franco-Ontariens.

La réélection de Carol Jolin n’a étonné personne. Ce congrès annuel de l’AFO, auquel ont participé environ 350 personnes, s’est d’ailleurs déroulé sans anicroche dans un hôtel de Richmond Hill, en banlieue nord de Toronto.

Quelques personnalités y ont fait acte de présence: la ministre fédérale des Langues officielles Mélanie Joly, la députée provinciale Amanda Simard (adjointe parlementaire de la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney), le commissaire aux langues officielles Raymond Théberge, le chef du Nouveau Parti démocratique du Canada Jagmeet Singh.

Raymond Théberge, commissaire aux langues officielles du Canada, au cocktail dinatoire du Club canadien de Toronto en marge du congrès de l’AFO jeudi soir à Richmond Hill.

Conseil d’administration

Cinq membres du Conseil d’administration de l’AFO n’y revenaient pas. Marie-France Paquette a été élue au siège de l’Est de Rym Ben Berrah, qui s’en va étudier au Québec. Alexi Breton remplace le vétéran Réjean Grenier pour le Nord-Est. Claudette Gleeson représentera le Nord-Ouest et Éric Marcotte la jeunesse.

Enfin, des trois personnes qui se disputaient le siège du Centre (Toronto) de Marie-Gaëtane Cassie, c’est Julien Gérémie, du bureau de Toronto du Conseil de la coopération de l’Ontario, qui a été choisi.

Le directeur général de l’AFO, Peter Hominuk, avec les membres du nouveau conseil d’administration: Marie-France Paquette (Est), Gérard Malo (Sud Ouest), Éric Marcotte (jeunesse), Claudette Gleeson (Nord Ouest), le président Carol Jolin, Nicole Sauvé (aîné.e.s et retraité.e.s), Alexi Breton (Nord Est), Julien Gérémie (Centre), Marcel Mukuta Kalala (minorités raciales et ethniques), la vice-présidente Julie Mbengi Lutete (minorités raciales et ethniques).

Une année chargée

Le président Carol Jolin et le directeur général Peter Hominuk ont eu plusieurs occasions de rappeler des réalisations de l’AFO au cours de l’année écoulée, marquée par un important changement de gouvernement à Queen’s Park:

sensibilisation des candidats pendant la campagne électorale;

publications de livres blancs sur la culture, les médias, la santé;

pressions et travail menant à la création de la future Université de l’Ontario français à Toronto;

inclusion prochaine d’une donnée linguistique dans la carte-santé;

adoption d’une politique de bilinguisme officiel pour la Ville d’Ottawa;

dévoilement du monument franco-ontarien de Toronto (à l’angle de College et University)…

L’AFO se réjouit également de la mise en place d’un service d’accueil des immigrants francophones à l’aéroport Pearson de Toronto. C’est le Centre francophone de Toronto qui a été choisi par le gouvernement fédéral pour gérer ce service.

555 Richmond Ouest, 3e étage
La directrice générale du CFT, Florence Ngenzebuhoro.

Réseau ACFO

Peter Hominuk a annoncé que le sondage périodique de l’AFO sur l’état des lieux et la satisfaction des membres allait bientôt inclure des questions régionales pour mieux éclairer certaines organisations associées à l’AFO.

Les membres de l’AFO ont d’ailleurs décidé, au cours de ce congrès, de créer un «Réseau ACFO» afin de mieux coordonner l’action de l’AFO provinciale et celle des organismes politiques locaux que sont les ACFO (plus souvent Association canadienne-française de l’Ontario ou, à Toronto, Association des communautés francophones de l’Ontario).

Il y a quelques décennies (l’ancêtre de l’AFO a été fondé en 1910), les ACFO régionales étaient tout simplement des chapitres de l’ACFO provinciale. Plusieurs d’entres elles ont toutefois évolué en centres de services communautaires ou culturels, d’autres ont périclité.

Chantiers

Parmi les chantiers de l’AFO au cours des prochains mois, on a beaucoup insisté sur:

l’implantation de l’Université de l’Ontario français;

l’atteinte des objectifs d’immigration francophone;

le développement d’une «francophonie économique»;

l’application du Plan d’action fédéral sur les langues officielles;

la modernisation de la Loi sur les services en français de l’Ontario (sur laquelle planche un comité d’experts de l’AFO, de l’AJEFO et de l’Université d’Ottawa).

L’AFO s’apprête aussi à publier un livre blanc sur le vieillissement.

Prix de reconnaissance

Au cours d’un gala samedi soir, on a décerné à Guy Matte le Prix du Pilier de la Francophonie, «pour son implication remarquable en Ontario français depuis plus de 45 ans». Il est actuellement le directeur général de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures.

Prix de reconnaissance
Guy Matte

Le centre d’information juridique d’Ottawa a pour sa part reçu le Prix de l’Horizon franco-ontarien.

Et c’est Suzanne Lévesque qui s’est vue décerner le Prix Florent Lalonde, qui vise à reconnaître les efforts et l’engagement d’un bénévole au sein de sa communauté, dans son cas dans le Nord-Ouest de la province.

Armoiries

Lors du gala, l’AFO a également procédé au dévoilement des armoiries franco-ontariennes qui «représentent les éléments identitaires et historiques de la présence des francophones en Ontario depuis plus de 400 ans».

Outre le drapeau franco-ontarien et la devise «Nous sommes, nous serons», on y retrouve le navire de Samuel de Champlain, la lyre et les masques du monde des arts, et des feuilles d’érable soulignant l’attachement au Canada.

franco-ontariens

Un castor, qui représente «la quête des fourrures et du mouvement vers la découverte du territoire ontarien par les Européens», porte au cou un livre qui représentent «l’importance de l’éducation dans le combat identitaire et la survie de la communauté franco-ontarienne» et des épingles à chapeau qui rappellent la lutte contre le Règlement XVII qui a interdit l’enseignement du français dans les écoles de la province de 1912 à 1927.

Au cou de l’autre castor, on note le pic de mineur et la pelle qui honorent «les pionniers qui ont activement participé à la découverte et à la mise en valeur des richesses du sol et du sous-sol et en particulier dans le nord de l’Ontario».

Le champ cultivé représente l’agriculture, en particulier dans le Sud et l’Est de l’Ontario, tandis que les conifères sont l’histoire de l’industrie des pâtes et papiers.

«Le dévoilement des armoiries est un moment important de notre communauté. Ces armoiries symbolisent non seulement notre vécu à travers nos luttes et nos succès mais aussi notre futur et celui des prochaines générations de Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes à venir», a souligné Carol Jolin.

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