Bonne soirée pour les femmes et les LGBT à la convention républicaine

Donald Trump et son colistier Mike Pence jeudi soir à Cleveland.
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Après une semaine de cafouillages, la dernière soirée de la convention républicaine, à Cleveland, jeudi, a remonté le moral des femmes, des gais et… des policiers.

Le cofondateur de PayPal, Peter Thiel, a été applaudi quand il s’est dit «fier d’être gai» et qu’il fallait laisser de côté les «fausses guerres culturelles» pour s’occuper de l’économie.

La vidéo sur la carrière de «bâtisseur» de Donald Trump, narrée par l’acteur John Voight, de même que le discours d’Ivanka Trump juste avant celui de son père, qu’elle a décrit comme un «col bleu milliardaire» proche des travailleurs, ont souligné que ce n’est pas d’hier qu’il nomme des femmes à des postes importants.

Trump lui-même, dans son discours «d’acceptation» qui en faisait officiellement le candidat du Parti républicain à l’élection présidentielle de novembre, a mentionné l’utilité, pour les noirs et les latinos, de créer des emplois, de réformer le système d’éducation et de renforcer la sécurité dans les grandes villes.

Il a qualifié les 49 victimes du bar gai d’Orlando de personnes «merveilleuses» et il a félicité son auditoire de l’accueil positif réservé aux «LGBTQ», même si la plateforme du Parti républicain (que peu de gens lisent et que les candidats ne respectent pas) propose de rescinder le mariage gai.

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Tous ces groupes – latinos, noirs, femmes, gais – ne votent pas spontanément pour Donald Trump et doivent être rassurés qu’il ne représente pas une menace à leurs intérêts, s’il veut réussir à battre Hillary Clinton, qui acceptera l’investiture de son Parti démocrate la semaine prochaine à Philadelphie.

Complétant la quadrature du cercle et dans une rare manifestation de modestie, Trump s’est permis de remercier les électeurs «évangéliques» qui, selon lui, l’appuient en grand nombre même s’il n’est pas toujours «à la hauteur» de cet appui… faisant allusion ici à sa vie personnelle parfois débridée.

Ces propos optimistes ont cependant été marginalisés par les deux thèmes plus sombres de la campagne de Donald Trump: la restauration de «la loi et l’ordre» dans des villes américaines décrites comme à feu et sang, et la renégociation des traités de libre-échange décrits comme toujours déséquilibrés en faveur des autres pays.

Sans un renforcement de la sécurité aux frontières et un meilleur contrôle de l’immigration, «nous n’avons pas de nation», a-t-il répété, fournissant des exemples où des immigrants illégaux ont commis des crimes aux États-Unis. Aux statistiques officielles montrant un déclin soutenu de la criminalité depuis les années 1990, les Républicains préfèrent choisir les statistiques contraires pour certaines grandes villes comme Chicago, d’où vient justement le président Barack Obama.

Quant à la stabilité ou la paix dans le monde, elle passe pour Donald Trump par la destruction «rapide» de l’État islamique, mais en même temps par un certain isolationnisme où les autres membres de l’OTAN et des pays comme le Japon contribueraient davantage à leur défense.

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La rapidité avec laquelle un président Donald Trump ramènerait la sécurité et la prospérité est aussi une promesse centrale du candidat, qui n’explique pas comment il s’y prendrait, autrement qu’en s’entourant de gens plus «compétents» que ne le font les dirigeants actuels.

«Personne ne connaît mieux que moi comment fonctionne le système», assure-t-il superbement.


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