Climat: purge des alarmistes à Washington?

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Le gouvernement Trump prépare-t-il une purge des fonctionnaires qui ont travaillé sur le narratif alarmiste de l’administration de Barack Obama sur les changements climatiques, notamment ceux qui ont participé aux conférences très médiatisées des Nations Unies?

C’est la crainte – ou l’espoir, selon le point de vue – qui circule à la lecture de deux des 74 questions d’un questionnaire envoyé le 6 décembre aux milliers d’employés du ministère de l’Énergie par l’équipe de transition du futur président Donald Trump.

Ce questionnaire «suggère que l’administration Trump prépare une chasse aux sorcières des fonctionnaires qui ont simplement fait leur travail», a réagi dans le New York Times Robert Weissman, du groupe Public Citizen.

Révélé par l’agence Bloomberg le 8 décembre, ce questionnaire comporte des questions portant sur les salaires les plus élevés au sein du ministère, la valeur de l’immobilier, le programme de modernisation du réseau électrique, les publications du ministère dans le domaine des énergies propres, etc.

Les observateurs ont rapidement noté qu’il n’était pas inhabituel que l’équipe de transition d’un futur président envoie des listes de questions à certains des ministères ou des agences, dans le but de se faire une tête sur ce que pourront être ses priorités.

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Mais la longueur du questionnaire en étonnent certains, et la nature «climatosceptique» (d’autres disent «climatoréaliste») de plusieurs futurs ministres de Trump rend difficile de ne pas y voir des intentions politiques.

Trump lui-même a parfois dénigré l’alarmisme affiché par plusieurs de ses adversaires, le qualifiant notamment de «canular».

Question 19: «Pouvez-vous fournir une liste de tous les employés du ministère et des contractuels qui ont participé à toute Conférence des parties au cours des cinq dernières années?»

Ces COP, dont la 22e vient de se dérouler au Maroc, sont devenues des rendez-vous annuels des prophètes de changements climatiques catastrophiques causés principalement par l’ajout de gaz à effet de serre dans l’atmosphère par l’industrialisation. Cette théorie reste controversée, plusieurs scientifiques estimant que le climat n’est pas «déréglé» et que l’humanité en général et le CO2 en particulier (qui n’est pas toxique) ont une faible influence sur le climat.

C’est à la COP21 de Paris, en décembre 2015, où est intervenu un accord international que Donald Trump a promis de répudier, que le premier ministre Justin Trudeau fraîchement élu avait déclaré que «le Canada est de retour».

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Ni les employés de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) ni ceux du ministère de l’Intérieur (qui gère notamment les parcs nationaux) n’ont reçu un semblable questionnaire, selon les vérifications journalistiques faites en fin de semaine.

– avec une dépêche de l’Agence Science-Presse


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