«Ce livre est un avertissement.» Telle est la dédicace qu’a signée Hervé Gagnon dans mon exemplaire de 51e – Canada 2038. Le roman décrit notre pays devenu le 51e état américain, dont la capitale est Montréal.
L’action se déroule en 2025, 2029 et 2038. Le roman fait allusion, bien entendu, aux tarifs douaniers imposés n’importe comment sur n’importe quoi, selon la fantaisie délétère de Daniel J. Fromm (nom emprunté à qui l’on sait).
Le président américain a aisément annexé son voisin du Nord pour que les Canadiens aient «accès à tout ce que le grande civilisation étatsunienne a de mieux à offrir». Cette version 51 du rêve américain n’inclut pas les soins de santé, le confort, la liberté de penser et l’espoir.
La fille du gouverneur
Le roman met en scène Jean-François Foley et Alexandra Fils-Aimé, deux agents du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM). Ils sont secrètement chargés de retrouver Ellie Belliveau, la fille du gouverneur du 51e État, disparue mystérieusement alors qu’elle se rendait à l’université.
L’enquête du SPVM est parsemée de culs-de-sac. Ellie «pourrait avoir été enlevée ou avoir disparu volontairement. Elle pourrait être impliquée dans la tentative d’extorsion ou pas. Elle pourrait faire partie du FLQ ou pas.» Plus on en sait, moins on avance.


