Un autre thriller de Freida McFadden distillé aux compte-gouttes

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Freida McFadden, L’intruse, roman traduit de l’anglais par Karine Xaragai, Paris, City Éditions, 2026, 368 pages, 36,95 $. Photo: Mira Withing
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Publié 18/07/2026 par Paul-François Sylvestre

Freida McFadden, auteure de thrillers psychologiques qui ont conquis plus de dix millions de lecteurs en France, est de retour avec L’intruse. Faire justice soi-même prend un sens oppressant et glacial dans ce nouvel opus mcfaddien.

Une bonne partie de l’intrigue se dénoue dans «un chalet au Beau Milieu de Nulle Part, New Hampshire, USA».

Une violente tempête fait rage, un arbre risque de s’abattre sur le chalet et Casey vient d’inviter une frêle gamine couverte de sang à passer la nuit chez elle, même si elle est armée d’un couteau.

Mauvais pressentiment

La jeune fille se prénomme Ella, L’ancienne institutrice Casey ignore ce qu’elle fait dans les bois et à qui appartient le sang dont elle est couverte.

De toute évidence, Ella ne veut pas qu’on la retrouve. Un mauvais pressentiment ne tarde pas à s’installer.

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Double narration

Il ne faut pas s’attendre à un déroulement linéaire avec début, milieu et fin, loin de là. Quand il est question du vécu de Casey, on navigue au présent. Quand il est question du vécu d’Ella, on plonge dans des flash-backs.

La double narration est un mécanisme que Freida McFadden utilise pour camper des revirements de situation efficaces.

Ces retours dans un passé pas très lointain nous révèlent une enfance épouvantable. Ella est souvent enfermée dans un placard. Sa mère est une accumulatrice compulsive. Résultat: elles vivent dans un dépotoir, il y a des déchets partout, la nourriture pourrit dans le frigo.

Quelle motivation?

Casey fouille le sac d’Ella et découvre un plan indiquant le chemin jusqu’à son chalet. La gamine n’a donc pas atterri par hasard. Elle est venue dans un but bien précis. Lequel? Freida McFadden nous le révèle aux compte-gouttes, bien entendu.

La romancière aime nourrir le suspense, notamment en terminant souvent un chapitre avec un punch. En voici quelques exemples:
«C’est une gamine. Armée d’un couteau.»
«Et elle pointe un flingue en direction de ma tête.»
«Mon Dieu. Je comprends, maintenant. Et ça change tout.»
«J’ai condamné ma mère à brûler vive. Et le prochain, ce sera mon père.»

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Otage

L’intruse est un roman sur l’horreur d’être retenu en otage dans notre propre demeure sans avoir la moindre idée de ce qui motive une telle situation et, pire encore, en ignorant ce que nous réserve la personne armée.

L’action se passe aux États-Unis, mais la traduction a été faite pour un public vivant en France. C’est particulièrement évident dans les acronymes scolaires. Il faut savoir, par exemple, que SVT réfère au cursus Sciences de la Vie et de la Terre. Je l’ai découvert sur Internet.

Vous n’ignorez sans doute pas que je suis un avide lecteur de Freida McFadden. L’intruse s’ajoute à ses six autres romans que j’ai recensés pour L’Express: Les secrets de la Femme de ménage, La femme de ménage se marie, La femme de ménage voit tout, Le Boyfriend, La Prof et La locataire.

Auteurs

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

  • l-express.ca

    l-express.ca est votre destination francophone pour profiter au maximum de Toronto.

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