Sciences et technologies: des percées à surveiller en 2023

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Microbes, galaxies, génétique, origines de l’Homo sapiens... Les sciences et technologies promettent quelques cibles incontournables en 2023. Photo: iStock
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Microbes, galaxies lointaines, manipulations génétiques et origines de l’Homo sapiens: l’année 2023 promet déjà quelques cibles incontournables.

1) Les microbes de l’année

Que les gouvernements estiment ou non en avoir fini avec la covid, il est statistiquement inévitable que l’on découvre de nouveaux variants.

L’abandon de la politique «zéro covid» en Chine promet une explosion du nombre de cas en janvier. La grande question sera leur virulence: suffisante pour recommencer à s’inquiéter, ou une info à ranger dans une région éloignée de nos esprits?

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Aux ordures, les masques!? Photo: Marine Ernoult, Francopresse

En parallèle, si le dernier trimestre de 2022 doit être garant de 2023, on risque d’entendre parler du streptocoque A, qui a fait un retour en force inattendu — et sans que l’on comprenne pourquoi.

Dans la grande majorité des cas, l’infection n’est pas une maladie grave, et elle se traite par des antibiotiques. Mais les chercheurs s’interrogeaient en fin d’année sur les 19 décès d’enfants ou d’adolescents britanniques.

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Streptocoque A en Europe: des éruptions cutanées et des rougeurs associées à la scarlatine. Photo: NHS

Toujours sous surveillance, la variole simienne. Bien que le pic soit derrière nous, 2023 devrait apporter les premières études sur l’efficacité de la version améliorée du vaccin contre la variole.

D’ici cet été, l’Organisation mondiale de la santé doit publier une mise à jour de sa «liste des pathogènes prioritaires» — une liste qui inclut l’Ebola, le Zika et le virus de Marburg. La dernière mise à jour remonte à 2018.

2) Les régions du cosmos de l’année

Il n’est pas difficile de prédire que James-Webb offrira d’autres images spectaculaires du cosmos et d’autres percées sur les premiers temps de notre Univers.

Mais c’est une percée plus «rapprochée», à l’échelle cosmique, que plusieurs espèrent: la vie ailleurs. Dans la longue liste de planètes tournant autour d’autres étoiles vers lesquelles se tourne le télescope spatial, peut-être y en aura-t-il une pour révéler enfin une «biosignature» dans son atmosphère.

Télescope James-Webb
La première image d’un point de l’espace prise par le télescope James-Webb diffusée le 11 juillet 2022: un amas de galaxies nommé SMACS 0723, situé à 4,6 milliards d’années-lumière de nous. Photos: NASA

Sinon, il y a aussi Mars qui pourrait surprendre: le secteur du cratère Jezero que continue d’explorer la sonde Perseverance a jadis été le delta d’une rivière se déversant dans un lac.

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Par ailleurs, si tout va bien, des cailloux de l’astéroïde Bennu arriveront sur Terre en septembre, livrés par la sonde américaine OSIRIS-REx.

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Le sol martien près d’une roue du véhicule de la mission Perseverance. Photo: NASA

Enfin, sur le plancher des vaches, deux nouveaux venus feront concurrence à James-Webb.

L’Observatoire Vera C. Rubin, au Chili, qui dispose de la plus grosse caméra du monde, doit entrer en fonction en juillet.

Et le radiotélescope de Qintai, en Chine, qui dispose de la plus grande antenne parabolique orientable, censée lui permettre d’observer 75% du ciel chaque nuit.

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Voici la plus grosse caméra numérique jamais installée sur un télescope. Photo: LSST

3) Les gènes de l’année

2023 pourrait être l’année de l’approbation, par les autorités de la santé des États-Unis ou de l’Europe, du premier traitement médical basé sur l’édition de gènes.

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À l’avant-scène, encore une fois: CRISPR-Cas9, cette technologie de manipulation des gènes qui avance à pas rapides depuis une décennie.

Deux firmes américaines de biotechnologie ont complété des essais cliniques qui semblent prometteurs, pour traiter la b-thalassémie et la drépanocytose (ou anémie falciforme), deux maladies génétiques du sang, en utilisant les cellules souches du patient pour remplacer le gène défectueux.

Mais la facture d’un tel traitement, pour l’instant, promet d’être élevée.

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Des manipulations génétiques de plus en plus poussées. Photo: Pixabay, CCO Creative Commons

Dans une perspective complètement différente, un consortium international de chercheurs lance cette année le Earth Biogenome Project, qui vise à séquencer dans la prochaine décennie les gènes de toutes les espèces d’animaux et de végétaux.

Le projet rassemble les efforts de 50 initiatives déjà en cours, chacune dévolue à une branche du vivant. Quelque 2000 génomes pourraient s’ajouter à la liste dès cette année.

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4) Les vaccins de l’année

Au moins trois vaccins à ARN — contre la malaria, la tuberculose et l’herpès génital — développés par la firme allemande BioNTech, pourraient démarrer simultanément leurs essais cliniques dès cet hiver. La firme américaine Moderna développe également des vaccins à ARN contre l’herpès génital et le Zona.

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Le vaccin contre la polio a été développé dans les années 1950. Photo: Wikimedia Commons

Ce n’est pas la seule innovation que surveillent les experts. Le premier vaccin bivalent contre la covid cet automne — bivalent voulant dire qu’il peut cibler deux souches du virus en même temps — pourrait être le premier pas vers des vaccins «multivalents».

La cible la plus intéressante est la grippe, dont une «version» différente frappe chaque année. Un «vaccin universel» contre la grippe n’est certainement pas pour 2023… Mais des recherches en cours risquent de lancer beaucoup de spéculations.

Une autre approche est celle du vaccin nasal ou oral, qui permet d’éviter une seringue. La covid a donné l’opportunité d’accélérer la recherche, mais la vitesse à laquelle on pourrait en voir arriver un sur le marché n’est pas claire.

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Souvenir de 2021 et 2022. Photos: archives l-express.ca

5) Les préhumains de l’année

S’il y a un endroit qui pourrait ajouter plusieurs briques à notre connaissance de nos ancêtres préhumains, c’est l’Afrique du Sud.

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Plusieurs analyses menées ces dernières années autour des fossiles de la caverne Kromdraai convergent vers un ancêtre qui, il y a 2 millions d’années, n’était pas encore un humain «moderne», mais n’était plus un australopithèque.

Ses traits qui le distinguent des hominidés plus anciens, et le rapprochent de nous, pourraient indiquer que la branche qui a ultimement conduit jusqu’à l’Homo sapiens est apparue dans le Sud du continent, plutôt qu’à l’Est.

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Découvertes dans une grotte d’Afrique du Sud habitée à plusieurs époques de la préhistoire.

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