Le baccalauréat en éducation à l’UOF double ses inscriptions

Engouement pour l'enseignement en français

baccalauréat en éducation à l'UOF
Les ministres Stephen Lecce et Jill Dunlop avec des cadres, des professeurs et des étudiants de l'UOF ce jeudi 7 septembre. Photos: Nina Boucherie, l-express.ca
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Publié 07/09/2023 par Nina Boucherie

Au sein de l’Université de l’Ontario français (UOF), à Toronto, le nombre d’étudiants dans le programme menant à un baccalauréat en éducation a doublé, avec 40 nouvelles places, que le ministère des Collèges et Universités a rapidement autorisées.

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Le recteur de l’UOF Pierre Ouellette, le ministre Stephen Lecce, Melinda Chartrand du Conseil scolaire catholique MonAvenir, et la ministre Jill Dunlop.

80 étudiants peuvent donc désormais s’y inscrire, même si cela reste insuffisant avec 145 demandes d’inscription reçues pour ce programme. L’UOF envisage de collaborer ici avec l’Université d’Ottawa, qui ouvre 70 nouvelles places pour cette formation.

Ce jeudi 7 septembre, les ministres ontariens Jill Dunlop (Collèges et Universités), Stephen Lecce (Éducation) et Caroline Mulroney (Affaires francophones) ont confirmé leur ambition de former encore plus d’enseignants francophones.

Mme Dunlop et M. Lecce sont passés à l’UOF rencontrer des cadres, professeurs et étudiants, ainsi que des représentants de conseils scolaires et de collèges.

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Les ministres Stephen Lecce (2e) et Jill Dunlop (4e), avec le recteur Pierre Ouellette (à g.) et le président du conseil de gouvernance de l’UOF Jacques Naud (à d.).

«Un maillon essentiel pour l’avenir des communautés francophones»

C’est une nouvelle «réjouissante pour toute la communauté», commente le recteur de l’UOF, Pierre Ouelette. Il est important pour l’UOF, dit-il, de «répondre au besoin de l’Ontario pour former une main d’oeuvre bilingue».

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C’est l’occasion, selon lui, de «créer son avenir en français», car «la pénurie de main-d’œuvre en enseignement est réelle, non seulement à Toronto, mais partout en Ontario. La solution passe indéniablement par la formation d’un plus grand nombre d’enseignantes et d’enseignants qualifiés.»

C’est «une évolution capitale pour la francophonie», déclare Caroline Mulroney, qui, en plus des Affaires francophones, gère maintenant le Conseil du Trésor (les dépenses du gouvernement provincial).

ministres éducation
Les ministres Stephen Lecce (2e) et Jill Dunlop (4e), avec le recteur Pierre Ouellette (à g.) et le président du conseil de gouvernance de l’UOF Jacques Naud (à d.).

Une rentrée sous le signe de la nouveauté pour l’UOF 

Deux ans après que l’UOF ait ouvert ses portes, son nombre d’étudiants continue d’augmenter: d’une centaine il y a trois ans à 230 aujourd’hui.

Face à cet effectif croissant, l’Université accueille une douzaine de nouveaux professeurs dans son établissement en cette rentrée 2023. 

Un nouveau service d’insertion et de recherche d’emploi y a été créé pour aider les étudiants à trouver un emploi d’été ou même un emploi permanent.

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En entrevue à l-express.ca, Pierre Ouellette mentionne aussi une mobilité étudiante facilitée entre les étudiants de l’UOF et de l’Université de Lyon en France, pour que chacun puisse faire un échange universitaire d’un an dans l’autre pays. Il est également prévu que des profs de Lyon puissent présenter des cours en distanciel aux étudiants de Toronto, et inversement pour des profs de l’UOF. 

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