Changements climatiques: une déclaration panaméricaine (ou presque)

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L’Ontario et 21 autres juridictions ont signé la semaine dernière la toute première déclaration panaméricaine sur l’action en matière de changement climatique, en l’absence toutefois de la ministre fédérale de l’Environnement Leona Aglukkaq, qui a néanmoins défendu son bilan en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans divers échanges avec les médias.

La déclaration de Toronto souligne «l’urgence de combattre le changement climatique», affirme que les gouvernements nationaux, provinciaux et municipaux donnent l’exemple en prenant des mesures, et reconnaît la nécessité de collaborer pour continuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre (CO2 surtout), qu’ils tiennent responsables d’un éventuel dérèglement du climat.

C’est la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, qui a présidé à la signature de la déclaration à l’issue du sommet de trois jours à l’hôtel Royal York.

La déclaration comprend les engagements suivants: appuyer la tarification du carbone; présenter des rapports au public; prendre des mesures dans des secteurs clés; respecter les accords en vigueur relatifs à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La déclaration vient appuyer d’autres accords récents, comme le Under 2 Memorandum of Understanding californien, qui souligne la nécessité de prendre des mesures immédiates pour limiter le réchauffement climatique global à 2°C (il est de près de 1°C depuis 1880, bien que de zéro degré depuis 1998…).

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On a aussi vanté le Compact of States and Regions, pacte en vertu duquel les États et régions partenaires s’engagent à publier un rapport annuel sur les émissions de gaz à effet de serre.

La déclaration invite les intervenants à prendre davantage de mesures lors de la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies à Paris en décembre prochain, et appuie diverses mesures régionales.

Plus tôt cette année, l’Ontario s’est engagée à participer au programme de plafonnement et d’échange de CO2 Californie-Québec. Le premier ministre Philippe Couillard participait d’ailleurs à la conférence de Toronto, ainsi que le gouverneur de Californie, Jerry Brown.

Parmi les orateurs invités au Sommet des Amériques sur le climat, on remarquait l’ancien vice-président américain Al Gore, recyclé en promoteur de la lutte contre des changements climatiques et co-récipiendaire d’un Prix Nobel de la Paix avec le comité de l’ONU qui planche sur cet enjeu.

L’ancien président mexicain Felipe Calderón participait également à l’événement, en tant que président de la Commission mondiale sur l’économie et le climat, un groupe indépendant.

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Cette réunion de Toronto «inspirera des mesures fédérales plus musclées et favorisera la signature d’un accord historique à Paris», a notamment déclaré Al Gore. «Je suis plus convaincu que jamais que nous parviendrons à résoudre la crise climatique.»

Le gouvernement ontarien souligne aussi la fermeture de ses centrales au charbon (motivée initialement par des considérations sur la qualité de l’air plutôt que sur le climat) et l’électrification du réseau de train de banlieue de la province.

Selon le gouvernement libéral de l’Ontario, «la lutte contre le changement climatique génère de nouveaux débouchés économiques dans le domaine des énergies renouvelables et des technologies propres». Le secteur ontarien de l’environnement comprendrait 3 000 entreprises, emploierait 65 000 personnes et générerait des revenus annuels d’environ 8 milliards $ ainsi que des recettes d’exportation d’un milliard $.

«Notre déclaration et le dialogue productif entre les politiques, les gouvernements et les chefs d’entreprise participant au sommet illustrent les immenses progrès réalisés dans la lutte contre le changement climatique et notre volonté collective de léguer à nos enfants et petits-enfants une planète en meilleure santé», a commenté Glen Murray, le ministre ontarien de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique.

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