Sommes-nous de trop sur cette planète?

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Ce n’est pas d’hier qu’un grand nombre de gens craignent que l’humanité périsse dans la guerre, le chaos, la pollution ou le déluge.

Depuis 2000 ans, la Bible prédit l’Apocalypse. Encore aujourd’hui, ses plus fervents adeptes en surveillent les signes avant-coureurs.

Thomas Malthus, un économiste du début du 19e siècle qui était aussi pasteur anglican, s’inquiétait de la surpopulation, une thèse que récupère Dan Brown dans son dernier roman Inferno.

La mouvance néo-marxiste Occupy fantasme sur une lutte finale des classes à 1% de richissimes contre 99% d’opprimés. Un film récent (Elysium) s’en inspire.

Dans une foule d’autres ouvrages de fiction (The Time Machine d’H.G. Wells, Evolution de Stephen Baxter) et dans des essais plus sérieux (Collapse de Jared Diamond), nos civilisations commettent des erreurs irréparables.

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C’est dans cette riche tradition catastrophiste qu’il faut inscrire le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), dont la «science» prend de plus en plus les allures d’une religion… une secte suicidaire qui postulerait que l’humanité est «de trop» sur cette planète.

Juste à temps pour l’Halloween, le GIEC publie son 5e Rapport, censé représenter le «consensus» scientifique mondial sur les changements climatiques. Quelque chose comme 97% des experts qui seraient certains à 95% que près de la moitié du réchauffement du climat de la planète observé ces 150 dernières années serait attribuable à l’activité humaine, c’est-à-dire à l’industrialisation moderne.

Scoop: même des «climato-sceptiques» peuvent accepter une prémisse aussi vague. C’est plus loin que ça déraille.

Le ton alarmiste du Rapport contraste avec ses statistiques sur le réchauffement de l’air et des océans réellement observé jusqu’à maintenant: une moyenne de 0.85 degré Celcius depuis 150 ans. Pas 0.85 degré par année; 0.85 degré sur 150 ans. Ce n’est pas très impressionnant. La contribution humaine à ce réchauffement largement naturel serait donc de moins d’un demi-degré.

En surface, le réchauffement est d’ailleurs stoppé depuis 15 ans, zéro degré, contrairement aux modèles informatiques qui prédisaient une augmentation exponentielle en «bâton de hockey». Cette anomalie a des causes naturelles, selon le GIEC: le réchauffement se serait «réfugié» dans les océans (ce qu’il a toujours fait, les océans absorbant de tout temps plus de 90% de la chaleur)…

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Mais même si la tendance se maintenait jusqu’à la fin du siècle, les glaces de l’Arctique seront un peu plus minces, on fera du ski un peu plus haut, il pleuvra un peu plus abondamment, le niveau des océans continuera de monter de quelques centimètres… On s’adaptera.

C’est la nature qui produit presque la totalité de la vapeur d’eau et du CO2 qu’on retrouve dans l’air, les principaux gaz à «effet de serre» qui constituent… 1% de l’atmosphère.

Nous ajoutons du CO2 en brûlant du pétrole, en produisant du ciment, et à cause de la façon dont nous occupons et développons le territoire. Encore là, rien de grave: le CO2 n’est pas un gaz toxique, ce n’est pas de la «pollution». Au contraire, il est essentiel à la vie, notamment aux plantes qui s’en nourrissent. Les périodes les plus «chaudes» de l’histoire de la planète sont celles où les concentrations de CO2 étaient les plus élevées… et où la flore était la plus luxuriante.

Tout cela signifie que si l’humanité n’avait jamais existé, la planète ne serait pas beaucoup moins «chaude» qu’aujourd’hui: de un degré peut-être… L’environnement serait certainement différent: pas d’asphalte ni de béton, davantage de forêts et de gros animaux; mais probablement autant d’incendies, de tornades et de séismes. Et le climat continuerait d’évoluer et d’alterner en longues ères glaciaires (inhospitalières) et en plus courtes périodes «chaudes» (favorables à la flore et la faune).

Le problème ne vient pas tant des statistiques du GIEC que de l’interprétation qu’en font ses grands prêtres (Greenpeace, David Suzuki, Al Gore et autres écolos à gogo). La populace est invitée à mépriser activement toute personne (experte ou non) émettant le moindre doute sur un ou plusieurs aspects du dogme réchauffiste ou sur les prescriptions politiques et économiques radicales qui en découleraient.

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«Les négationnistes du climat sont dans leur propre univers», titrait cette semaine le chroniqueur Jeffrey Simpson dans le vénérable Globe and Mail… qui se désole cependant que cela comprenne jusqu’à 30% de la population canadienne (et plusieurs Conservateurs au pouvoir à Ottawa): c’est loin d’être marginal.

D’autres commentateurs, notamment à l’agence québécoise Science-Presse à laquelle L’Express est abonné, comparent sans vergogne les critiques du GIEC aux néonazis qui nient l’Holocauste ou aux fabricants de cigarettes qui contestent le lien entre le tabac et le cancer. On implique évidemment qu’ils sont à la solde des pétrolières. Et si, en plus, ils frayent avec le Tea Party américain, tous les coups sont permis.

Aux Années lumières de Radio-Canada, il y a quelques jours, j’entendais un invité (ou était-ce l’animateur Yannick Villedieu lui-même?) proposer, sur un ton blasé, que le GIEC cesse de produire ses rapports, tant la science du climat de l’ONU est désormais arrêtée et infaillible. Ceux qui n’ont pas compris après quatre rapports ne comprendront pas plus avec un cinquième, disait-il.

Un autre intervenant comparait l’humanité à un individu qui tombe du 50e étage et qui, rendu au 6e, songe à appeler les pompiers… Voilà une allégorie qui, non seulement ne correspond pas à la réalité, mais surtout qui est complètement démobilisatrice!

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D’autres articles de François Bergeron mentionnant les changements climatiques:

1 juillet 2016 – La plus grande fraude depuis le commerce des indulgences

21 mai 2016 – Climat économique et économie climatique

12 avril 2016 – Science frauduleuse: faut-il poursuivre Exxon… ou Al Gore?

1 mai 2015 – Changements climatiques: Wynne et Couillard font fausse route

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21 avril 2015 – Notre gouvernement placébo

10 février 2015 – Climat: agendas politiques et religieux

30 septembre 2014 – Climat: de la marde

8 septembre 2014 – Naomi Klein réchauffe la planète

3 octobre 2013 – Sommes-nous de trop sur cette planète?

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23 février 2011 – Tout sauf un institut bidon

11 janvier 2011 – Un ministre de l’Environnement climatosceptique?

25 février 2010 – Bravo Maxime Bernier

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