Selon Barbara Ceccarelli, directrice générale des Centres d’accueil Héritage (CAH), les partenariats établis depuis plusieurs années avec les collèges et les institutions francophones constituent un atout important pour assurer la relève dans les secteurs du travail social et des soins aux bénéficiaires.

«Les francophones qui arrivent au Canada ou qui étudient ici savent que chez nous, ils peuvent travailler en français, s’épanouir et développer leurs compétences», explique-t-elle.
La principale difficulté demeure toutefois la rétention du personnel qualifié. Elle souligne également les enjeux liés à l’immigration francophone et à l’équité salariale entre le milieu communautaire et les autres établissements de santé.
«Pour le même travail, les gens ne sont pas payés de façon équitable. Une personne peut gagner davantage dans un hôpital ou un établissement de soins de longue durée et, souvent, lorsqu’elle est bilingue, elle finit par travailler en anglais plutôt qu’en français», observe-t-elle.
Selon la directrice générale, l’enjeu consiste désormais à assurer une plus grande stabilité des équipes afin de maintenir une offre de services en français adaptée aux besoins grandissants des aînés.







