Des dinosaures auraient-ils pu devenir intelligents ?
Que serait-il arrivé aux dinosaures, il y a 65 millions d’années, si l’astéroïde n’avait pas percuté la Terre? Auraient-ils continué de dominer la planète pendant une autre centaine de millions d’années? Auraient-ils même pu évoluer pour donner naissance à des créatures plus intelligentes? Les deux questions ont donné lieu à des réflexions tout à fait sérieuses chez les paléontologues. La deuxième, de loin plus spéculative, a même donné lieu à un document de travail en 1982, cosigné par le paléontologue spécialiste des dinosaures Dale Alan Russell, qui travaillait alors à ce qui s’appelait le Musée national des sciences naturelles du Canada, à Ottawa. […]
Ceci n’est pas un microbe extraterrestre
On a découvert de la vie microbienne dans des fragments de roche ramenés d’un astéroïde. Mais l’excitation n’est pas de mise: ce n’est pas de la vie extraterrestre. En 2020, la sonde spatiale japonaise Hayabusa 2 était revenue sur Terre après avoir récolté 5,4 grammes de roche sur un astéroïde appelé Ryugu. La capsule contenant la précieuse cargaison avait été transportée dans un laboratoire spécialisé, puis ouverte dans une chambre à vide. Une des équipes y avait plus tard découvert une vie microbienne. Microbes terriens Se doutant toutefois qu’un astéroïde sans air et sans eau n’était pas le lieu le plus propice à […]
La poussière qui a entraîné la perte des dinosaures
L’astéroïde qui a mis fin à la carrière des dinosaures a aussi envoyé une telle quantité de poussière dans l’atmosphère que cela aurait pu interrompre en moins de deux semaines une bonne partie de l’activité de photosynthèse à travers la planète, pendant au moins deux ans. On parle d’un astéroïde appelé Chicxulub, d’environ 10 km de large, dont l’impact est souvent comparé à plus de 4 milliards de fois, voire 10 milliards de fois, la puissance de la bombe atomique qui a détruit Hiroshima en 1945. Ce qui veut dire une quantité si énorme de matière dans l’atmosphère que pour autant qu’elle y soit restée […]
Rentrée dans l’atmosphère sous surveillance
La capsule qui est retombée sur Terre le 24 septembre avec des fragments d’un astéroïde à son bord aura offert la rentrée dans l’atmosphère la plus suivie de l’histoire. Larguée par la sonde américaine Osiris-REx, cette capsule était attendue pour son contenu d’une grande rareté: la sonde spatiale avait effleuré l’astéroïde Bennu il y a trois ans. Jusque-là, seules deux sondes japonaises avaient ramené sur Terre, en 2010 et en 2020, des fragments d’astéroïdes. Rentrée prévisible Mais Osiris-REx (acronyme de Origins-Spectral Interpretation Resource Identification Security Regolith Explorer) était aussi attendue pour une opportunité tout aussi rare. Sa capsule représentait un objet «cosmique» dont on pouvait prévoir […]
Vivre dans l’espace, une utopie?
La page couverture du magazine Scientific American d’octobre titre: «Vivrons-nous un jour dans l’espace?» Mais l’article correspondant, à l’intérieur, est intitulé: «Pourquoi nous ne vivrons jamais dans l’espace.» De fait, les amateurs de science-fiction qui rêvent de vivre dans l’espace oublient souvent les obstacles qui se dressent encore sur la route: médicaux, financiers et éthiques. Alors que la NASA parle d’une base permanente sur la Lune comme étant dans un horizon pas si lointain, et que des entrepreneurs comme Elon Musk évoquent une colonisation de Mars ou des exploitations minières sur des astéroïdes, la réalité est peut-être plus éloignée que ces récits le […]
Des dizaines de nouvelles lunes pour Saturne
Elle est dépassée l’époque où l’on comptait les lunes de Jupiter et de Saturne une par une. Des astronomes, qui viennent d’en identifier 62 d’un coup, estiment qu’il pourrait y en avoir des milliers d’autres. Pour l’instant, ça signifierait 145 lunes autour de Saturne, confirmant sa première place devant Jupiter et ses 95 lunes. L’Union astronomique internationale (UAI) est occupée à confirmer les nouvelles venues. Petites lunes lointaines Plusieurs d’entre elles sont des lunes dites «irrégulières». Elles ont des formes variées, ressemblant davantage à des pommes de terre qu’à notre lune. Elles tournent par ailleurs très loin de Saturne: entre 10 et […]
Viamonde : des élèves exceptionnels récompensés
Élève en 8e année à l’école secondaire Toronto Ouest, la passionnée d’astronomie Arushi Nath s’est distinguée en remportant une médaille d’or à l’Expo-sciences de Toronto (Toronto Science Fair) le mois dernier. Arushi suit actuellement le programme d’excellence en sciences et technologies de son école – l’une des 56 du Conseil scolaire Viamonde dans la péninsule ontarienne. L’Expo-sciences de Toronto encourage les élèves de la maternelle à la 12e année à entreprendre une véritable recherche scientifique et à innover sur le plan technologique. Les élèves partent d’une question, d’un problème ou d’une idée, mènent des recherches et développent des solutions innovantes […]
Le «moteur» à hydrogène de la comète Oumuamua
Depuis son passage, le «statut» de l’objet céleste Oumuamua reste mystérieux: astéroïde ou comète? Et c’est sans compter ceux qui y avaient vu un vaisseau spatial… Deux chercheurs américains ont proposé le mois dernier une réponse simple, tirée de la physique élémentaire. L’objet, initialement catalogué comme une comète, puis comme un astéroïde, avait été découvert en octobre 2017, à l’Institut d’astronomie d’Hawaï, alors qu’il était sur une trajectoire qui l’éloignait du Soleil. Vers l’espace interstellaire Autrement dit, il s’en était approché à notre insu, et l’élan gravitationnel de notre étoile l’avait renvoyé vers l’espace interstellaire. Vers l’espace interstellaire, et non […]
Sciences et technologies: des percées à surveiller en 2023
Microbes, galaxies lointaines, manipulations génétiques et origines de l’Homo sapiens: l’année 2023 promet déjà quelques cibles incontournables. 1) Les microbes de l’année Que les gouvernements estiment ou non en avoir fini avec la covid, il est statistiquement inévitable que l’on découvre de nouveaux variants. L’abandon de la politique «zéro covid» en Chine promet une explosion du nombre de cas en janvier. La grande question sera leur virulence: suffisante pour recommencer à s’inquiéter, ou une info à ranger dans une région éloignée de nos esprits? En parallèle, si le dernier trimestre de 2022 doit être garant de 2023, on risque d’entendre […]
On a maintenant détecté 5000 planètes
En 2006, l’Union astronomique internationale (UAI) avait décrété que Pluton ne correspondait plus à la définition d’une planète. Si ça semblait compliqué à l’époque, ça n’est rien à côté de ce que c’est devenu aujourd’hui, alors qu’on vient de dépasser le seuil des 5000 planètes extrasolaires détectées… À quelques unités près toutefois, tout dépendant de la définition. Les premières exoplanètes il y a 30 ans En effet, on n’a toujours pas de définition claire de ce qui constitue une planète. Même si ça fait une trentaine d’années que les premières exoplanètes (tournant autour d’autres étoiles que notre Soleil) ont été détectées. […]
Beaucoup de visiteurs aux confins de notre système solaire
Le nuage d’Oort, ce «réservoir» de comètes, s’étend tellement loin au-delà de notre système solaire, jusqu’à des distances où l’attraction du Soleil se fait si peu sentir, qu’il se pourrait qu’il accueille plus de «visiteurs» que de «résidents». Sa forme exacte risque d’être débattue longtemps encore. On a tellement pris l’habitude de le décrire comme un nuage qui entoure notre système solaire qu’on en a oublié qu’il existe peut-être «des» nuages d’Oort. – Une partie «interne» où l’attraction du Soleil se fait suffisamment sentir pour abriter des comètes et des astéroïdes aux orbites régulières, quoique très longues. – Et une […]
Poussières d’étoiles en direct: Bételgeuse perd de sa brillance
Le mystère de la perte récente de brillance de l’étoile Bételgeuse serait expliqué par l’expulsion d’une masse impressionnante de poussières. Depuis le temps qu’on entend dire que nous sommes des «poussières d’étoiles», voilà qu’on a pu en voir apparaître en direct, ou presque. Bételgeuse visible dans Orion Bételgeuse, qui appartient à la catégorie des supergéantes rouges — est qui est visible à l’œil nu, dans la constellation d’Orion — avait commencé à perdre de sa luminosité à l’automne 2019. Et pas qu’un peu: entre le quart et la moitié, selon les différentes estimations qui ont circulé. En temps normal, l’explication […]