Les réseaux sociaux ont une utilité particulière pour la francophonie minoritaire ainsi que pour une partie de sa jeunesse et les enfants des familles immigrantes. Interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans doit se faire en réfléchissant au vide que cela créerait et en outillant jeunes et adultes, estiment des spécialistes.
Dans la francophonie canadienne, les réseaux sociaux servent à rapprocher des communautés très éloignées les unes des autres, observe le consultant en éducation basé en Ontario, Bertrand Ndeffo.
«Facebook est extrêmement populaire. Extrêmement utilisé dans le Nord de l’Ontario. Pas seulement pour le divertissement, mais pour les liens», explique le fondateur d’EducNation Consulting, qui parcourt la province pour son travail.
Il a observé une dynamique similaire chez les moins de 16 ans. «Les jeunes, les amitiés renforcent les liens sur les réseaux sociaux. C’est un espace dans des champs de communication, de créativité, de partage très important. C’est un espace identitaire.»

Une logique qui s’applique aussi chez les jeunes francophones issus de l’immigration. À leur arrivée dans un nouvel environnement, les réseaux sociaux peuvent les aider à découvrir la culture locale et garder le contact avec la famille demeurée dans le pays ou la province d’origine.





