Voyages : le regard d’un bourlingueur et éternel curieux

voyages, Gabriel Anctil, Sillonner les chemins du monde
Gabriel Anctil, Sillonner les chemins du monde. 40 récits de voyage autour du globe, Montréal, Éditions Somme toute, 2021, 256 pages, 27,95 $.
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Écrivain, journaliste et photographe, Gabriel Anctil contribue régulièrement au Devoir, où il écrit sur ses voyages. Dans Sillonner les chemins du monde, il nous offre une quarantaine de récits de voyage autour du globe.

Ces chemins du monde comprennent ceux de la culture, ceux de l’histoire et de la politique, ainsi que ceux des nouvelles expériences. Je vous présente un voyage pour chacun de ces regroupements de chemins.

Voyages d’un éternel curieux

Gabriel Anctil nous offre le regard d’un journaliste et d’un bourlingueur, mais aussi celui d’un père, d’un artiste et, surtout, «d’un éternel curieux qui continue de s’émerveiller devant les perles que le monde ne cesse de lui offrir».

Les chemins de la culture incluent douze expériences telles que Peindre la Côte d’Azur, Sur les traces de Kerouac à Lowell et La fabuleuse aventure de Saint-Exupéry à Toulouse.

J’ai retenu Le Key West des écrivains. Le mythique US Highway 1, qui prend sa source à Fort Kent au Maine, se termine 3813 kilomètres plus loin à Key West. C’est là que se dresse la célèbre borne multicolore indiquant le point le plus méridional des États-Unis.

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Key West, capitale littéraire

«Ce sont les écrivains, américains et québécois, qui ont transformé cette minuscule contrée en une capitale littéraire où ont été rédigés de nombreux chefs-d’œuvre.» Tennessee Williams et Jim Harrison y ont séjourné, mais le plus célèbre demeure sans contredit Ernest Hemingway.

Pour nous, Key West évoque le nom de Michel Tremblay et de Marie-Claire Blais. Le premier y habite six mois par année depuis 1991. «C’est là qu’il a écrit 95 % de son impressionnante production des 28 dernières années.»

Dans l’œuvre de Tremblay, écrit Anctil, Key West ne figure que dans le roman Le cœur éclaté, «qui raconte la peine d’amour de Jean-Marc, son alter ego, et sa découverte de l’endroit, qui agira comme un baume pour le dramaturge».

Quant à Blais, qui réside à Key West depuis la fin des années 1970, «son monumental cycle romanesque entamé avec Soif, en 1996, et qui comprend dix romans, y est visiblement situé, sans que la localité ne soit jamais mentionnée».

Istanbul, entre passé et modernité

Les chemins de l’histoire et de la politique incluent douze expériences telles que Le jour qui changera à jamais la Catalogne, Tunisie, creuset des civilisations, Kreuzberg, le Berlin de tous les possibles et Malsaña, l’âme rebelle de Madrid.

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J’ai retenu Istanbul, entre passé et modernité. J’ai visité cette ancienne capitale des empires byzantin (395-1453) et ottoman (1453-1923). J’étais curieux de voir comment l’auteur allait décrire le centre culturel et économique de la Turquie.

Istanbul, écrit Anctil, «incarne un monde en constant changement, écartelé entre religion et laïcité, entre conservatisme et modernité, entre l’Europe et le Moyen-Orient».

Les merveilles architecturales telles que Sainte-Sophie et la mosquée Bleue symbolisent des périodes glorieuses. Inaugurée en 537, la basilique Sainte-Sophie devait illustrer la grandeur de l’Empire byzantin. Convertie en mosquée en 1453 à la suite de la prise de Constantinople par les Ottomans, ce lieu de culte devint un musée en 1934.

Le labyrinthique Grand Bazar is un must. Il s’étend sur une soixantaine de rues intérieures, avec 18 portes, et renferme plus de 4000 échoppes. C’est l’endroit idéal pour s’initier à la succulente cuisine turque: baklavas, loukoums, brochettes de viande, kebabs épicés et verre de raki.

Selon l’auteur, Istanbul est une ville «unique et captivante, où les idées du monde entier semblent converger dans un magnifique tourbillon à la forme sans cesse mouvante qui stimule et électrise tous ceux qui y posent les pieds».

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Hong Kong, ville de tous les contrastes

Les chemins des nouvelles expériences incluent quinze expériences telles que Magnifique Guadeloupe, La fête des Morts sur la Riviera Maya, Cannabis, bière, livres et bouffe de rue à Portland et Émouvante Gaspésie.

J’ai retenu Hong Kong: ville de tous les contrastes. C’est encore une fois un lieu que j’ai visité.

Au fil des ans, l’endroit a été appelé la perle de l’Orient, le Manhattan chinois, la plus communiste des capitales financières et la plus occidentale des villes asiatiques. Ces surnoms ne parviennent pas vraiment à décrire l’ancien village de pêcheurs devenu colonie britannique en 1842 avec environ 7500 habitants.

Vingt ans après sa rétrocession à la Chine en 1997, on y compte 7,5 millions d’habitants.

«Hong Kong convie le visiteur à vivre la démesure. Tout y est plus grand, plus haut, plus concentré que n’importe où ailleurs sur la planète.» Dans le secteur Mong Kok, paradis des marchés spécialisés, on découvre «la richesse de la nourriture de rue de l’une des villes où l’on mange le mieux, tous continents confondus».

Chroniques de voyages

Je dois m’arrêter, car ma recension d’un livre n’a jamais été aussi longue. Je termine en signalant que chaque récit porte la date où il a paru, le plus souvent dans Le Devoir.

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