Trudeau rate son ascension internationale

Pas de siège au Conseil de Sécurité de l’ONU

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L'édifice des Nations Unies à New York.
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«Obtenir un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU n’est pas un objectif, mais un moyen pour le Canada de promouvoir nos valeurs», clamait Justin Trudeau avant d’apprendre, cette semaine, que les 193 pays membres de l’ONU choisiraient la Norvège et l’Irlande pour combler les deux sièges de l’Occident qui étaient en jeu.

Une défaite monumentale pour Trudeau qui semblait planifier son ascension professionnelle à l’international en conclusion de son 2e mandat (2023).

Bilan médiocre

Pourtant le bilan canadien paraît plutôt médiocre ces dernières années… Relations catastrophiques avec la Chine et le Moyen-Orient, malaises et maladresses avec les États-Unis, coopération affaiblie avec l’Afrique, mascarade en Inde, leadership misérable en matière de Francophonie…

Guère mieux sur la scène nationale: gestion inefficace de l’immigration, rapports désastreux avec les Autochtones, manque de vision relative à nos préoccupations environnementales, fausse égalité de nos deux langues officielles…

Cependant M. Trudeau continue de vanter les valeurs canadiennes à tout vent – multiculturalisme, égalité, équité – malgré le fait qu’il ait récemment confirmé que «le racisme systémique existe au Canada».

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Pandémie et économie

Ajoutons la crise économique sans précédent qui nous pend au bout du nez en raison de la pandémie. On attend incessamment le «portrait de notre économie» – extrêmement fragilisée – tel que promis par Bill Morneau, ministre des Finances.

On a finalement l’impression d’être des cobayes au cœur d’une situation dont personne ne connaît réellement les issues. À chacun son mode de survie physique, émotionnelle, économique…

Bien sûr on comprend. Aucun de nos leaders ne peut visionner le futur en ces temps exceptionnels.

Priorités

Mais M. Trudeau, ne serait-il pas plus sage et opportun de veiller à ce que nos prétendues valeurs canadiennes soient respectées au sein de notre propre territoire, au lieu de vouloir les propager en briguant une carrière à l’international?

Certaines priorités nous viennent à l’esprit: l’équité à l’accès en emploi (Canadiens, nouveaux immigrants «racisés»), le respect des Autochtones, un vrai bilinguisme, une économie verte, l’autonomie alimentaire, la coopération inter-Amériques et Caraïbes, l’atout de la Francophonie…

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Gérer l’après-pandémie…

Le Canada doit d’abord maturer, illustrer un  leadership exemplaire à l’intérieur de son territoire national et continental, avant d’aspirer à exercer une réelle influence sur le monde.

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