Plus de cent personnes se sont rassemblées au Manoir Glendon le 27 mars pour participer au forum sur l’amélioration de l’accès aux soins de santé en français dans le Grand Toronto. Organisé par les Entités 3 et 4 de planification, l’événement avait pour thème la pénurie de soignants francophones dans la région, une situation qui impacterait davantage les communautés racialisées.
Dans un contexte où la population francophone continue de croître dans la région, les besoins en services de santé accessibles en français deviennent de plus en plus pressants. La journée de discussions visait à réunir prestataires de services, institutions publiques, organismes communautaires et membres de la communauté pour réfléchir à des solutions collectives et durables.

Des obstacles bien identifiés
Plusieurs facteurs «structurels» expliquent la difficulté d’accès aux soins en français: la rareté des programmes de formation bilingues; les obstacles rencontrés par les professionnels formés à l’étranger pour obtenir leur reconnaissance professionnelle; ou encore le manque de sensibilisation auprès des jeunes francophones aux carrières en santé.
Le vieillissement de la population et le départ à la retraite de nombreux professionnels accentuent cette pénurie.
Pour Oureye Seck, directrice générale de l’Entité 4, cette rencontre était l’occasion de poser les bases d’un travail de fond. «Ce fut une journée exceptionnelle où nous avons senti la mobilisation de la communauté. Nous avons eu une journée d’interaction très intéressante avec tous les acteurs de la santé», explique-t-elle.