Les embouteillages à Toronto ne freinent pas seulement les voitures, elles décélèrent également le développement économique de la cité, du moins selon la dernière étude effectuée par Ipsos pour le compte de l’une des plus influentes associations d’affaires du pays, le Toronto Region Board of Trade (TRBOT). Et la facture est plutôt bien salée.
44,7 milliards $, c’est ce que coûte annuellement la congestion routière à la ville de Toronto et sa région, et cela pourrait doubler à l’horizon 2044, selon Giles Gherson, PDG du TRBOT.

«Le trafic et les embouteillages affectent notre économie de nombreuses façons», explique-t-il. «Lorsque les travailleurs ne peuvent pas se rendre à leur travail à temps, que les marchandises sont bloquées ou que les gens décident de ne pas assister à un concert, à un match de hockey ou aller au restaurant, cela nuit à notre économie.»
Il faut dire que, question chiffres, l’organisme s’est plutôt bien doté. En effet, l’été dernier, le TRBOT a commandé une enquête à Ipsos sur le sujet, avec des recommandations pour la Ville à la clé, et les résultats sont pour le moins intéressants.

Les bouchons, un répulsif pour Toronto
Il en ressort – et c’est loin d’être exhaustif – que 53% des répondants ont envisagé de déménager en raison des problèmes de circulation. Ce sentiment est encore plus prononcé chez les jeunes âgés entre 18 et 34 ans avec 68%.