L’autobiographie de Paul-François Sylvestre remarquée à l’Université d’Ottawa

CRCCF - Paul-François Sylvestre
Paul-François Sylvestre avec Sébastien Pierroz. Photo: courtoisie
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Publié 09/10/2026 par l-express.ca

Notre collaborateur Paul-François Sylvestre a raconté son parcours d’écrivain, éditeur, critique littéraire et militant LGBT dans Lys, trillium et arc-en-ciel: doublement minoritaire, autobiographie parue aux Presses de l’Université d’Ottawa (PUO).

Le Centre de recherche sur les francophonies canadiennes (CRCCF) l’a invité cette semaine à répondre aux questions du journaliste Sébastien Pierroz (Le Droit).

Depuis les années 1980, Paul-François Sylvestre verse régulièrement ses archives au CRCCF de l’Université d’Ottawa, dont il est deux fois diplômé (philosophie et récréologie).

Exposition de documents

Lors de la rencontre tenue le 7 octobre, le CRCCF a exposé des documents, livres, photos et trophées extraits du fonds d’archives de Paul-François Sylvestre, et a tenu une réception pour plusieurs dizaines de personnes.

Les PUO étaient sur place pour vendre l’autobiographie et l’auteur a signé un exemplaire pour la sénatrice Lucie Moncion, à qui il doit la préface de Lys, trillium et arc-en-ciel: doublement minoritaire.

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Paul-François Sylvestre, autobiographie
Paul-François Sylvestre au lancement de son autobiographie Lys, trillium et arc-en-ciel, à la Place St-Laurent le 11 décembre 2025.

Trois versions

Au cours de l’entretien, Paul-François Sylvestre a expliqué comment sa plus récente publication a subi trois versions.

La première était un récit chronologique, depuis sa naissance à Saint-Joachim (Sud-Ouest ontarien) jusqu’à sa résidence à Place Saint-Laurent (Toronto). Les PUO ont plutôt exigé la description d’un parcours thématique: écrivain, éditeur, critique littéraire, militant LGBT.

Après avoir soumis une deuxième version dans ce sens, l’auteur a été invité à remanier encore une fois son texte pour y inclure plus d’introspection, pour aller plus en profondeur dans ses diverses expériences personnelles et professionnelles.

Recul et contexte

Lors de l’entretien du 7 octobre, Sébastien Pierroz a voulu savoir ce qui change lorsqu’on écrit sur soi sans passer par le filtre de la fiction? «La nécessité de prendre un recul, de s’interroger et, surtout, de contextualiser ses expériences», de répondre Paul-François Sylvestre.

Comme ce dernier a presque 80 ans, Pierroz lui a demandé pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour coucher sur papier son parcours. «Parce que j’étais sollicité par d’autre projets d’écriture, notamment l’historique du poste de radio CJBC et les 50 ans du Théâtre français de Toronto, ainsi que par le récit de la vie de ma sœur jumelle obligée d’aller en Suisse pour obtenir l’aide médicale à mourir.»

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Aussi parce que Lys, trillium et arc-en-ciel paraît exactement 50 ans après sa première publication, Propos pour une libération (homo)sexuelle, aux Éditions de l’Aurore en 1976. Et cette autobiographie est son cinquantième ouvrage.

Paul-François Sylvestre
Paul-François Sylvestre est habitué de donner des entrevues et prononcer des conférences.

Militantisme

Interrogé sur son militantisme au sein de l’Assemblée provinciale des mouvements de jeunes de l’Ontario français, Paul-François Sylvestre a souligné qu’il est le seul membre de sa famille à avoir une identité à 100% franco-ontarienne.

Ses sœurs ont un bagage plus bilingue et des références culturelles fort différentes (notamment influencées par le cinéma américain). «Cela m’a un peu coupé de ma famille, m’a certainement isolé de mes sœurs.»

Michel Bock, directeur du CRCCF, a voulu savoir quel genre de conseil notre collaborateur donnerait à un écrivain en herbe. La réponse a été spontanée: «Si tu as une idée à laquelle tu tiens, si tu te sens interpelé, fonce, avance même si ce n’est pas populaire, même si ton dire sort de la norme. Il n’y a rien de plus contraignant que la normalité» (rire).

Sébastien Pierroz

Sébastien Pierroz, qui a mené l’entretien, est originaire d’Annecy (France). Après une maîtrise en histoire politique et en journalisme, il est arrivé au Canada en 2009 et a d’abord travaillé à Vancouver, puis à Toronto et Montréal, avant de poser ses valises à Ottawa en mai 2011.

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Pierroz fut journaliste pour Le Reflet dans l’Est ontarien (2011-2012), puis pour L’Express d’Ottawa (2012-2014). À partir de janvier 2015, il a rejoint la franchise – alors naissante – ONFR de TFO, où il est devenu premier rédacteur, puis producteur.

Depuis 2016, il publie une chronique hebdomadaire dans Le Droit qui traite des enjeux politiques et francophones de l’Ontario.

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