Freida McFadden: roman sanglant on ne peut plus déroutant

Freida McFadden, La locataire
Freida McFadden, La locataire, roman traduit de l’anglais par Karine Xaragai, Paris, City Éditions, 2026, 400 pages, 36,95 $.
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Publié 08/04/2026 par Paul-François Sylvestre

Freida McFadden nous a habitués à des thrillers psychologiques qui sont vite devenus des succès internationaux. Elle récidive avec La locataire, un roman addictif et machiavélique à souhait.

L’action se situe à New York, où rien ne va plus pour Blake. Vice-président d’une boîte de marketing, il est soudainement et brutalement licencié. Comment va-t-il arrivé à payer le prêt immobilier de la nouvelle maison qu’il partage avec sa fiancée Krista?

Prendre une locataire pour les aider à payer les frais de la maison serait-elle la solution?

La locataire parfaite…

Après avoir interviewé plusieurs candidats, Blake et Krista déniche une dénommée Whitney Cross qui correspond exactement à ce qu’ils recherchent. Elle est sympathique, charmante, sérieuse. La locataire parfaite… en apparence.

Or, quelque chose ne tarde pas à clocher. Peu de temps après l’arrivée de la locataire, la maison est infestée de moucherons. Puis Blake souffre d’horribles éruptions cutanées. Ensuite leur poisson rouge est tué.

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Blake est persuadé que Whitney veut faire de sa vie un enfer. Il confie à Krista qu’une psychopathe arpente leur maison, que Whitney s’est lancée dans une incompréhensible vendetta à son encontre.

Paranoïa

Krista accuse Blake de péter un cable pour un oui ou pour un non, d’être parano au dernier degré et de ruminer de ridicules théories complotistes à propos de leur locataire.

Blake persiste à croire que l’objectif de Whitney consiste à détruire son couple depuis le début. «Elle m’a dans le collimateur pratiquement depuis le jour où elle emménagé chez nous.»

Si Krista amène Blake à ravaler le chapelet de jurons qu’il voudrait déverser sur Whitney, elle ignore que son fiancé fait enquête sur le dossier scolaire de leur locataire. La personne contactée lui dit: «Whitney Cross… est une personne extrêmement dangereuse. À votre place, je ne m’approcherais pas d’elle.» Trop tard évidemment.

Rebondissement

Pendant 250 pages, Freida McFadden imagine tous les scénarios les plus sordides pour prouver que Machiavel est un ange à côté de ce que Whitney peut faire subir à Blake.

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Puis voilà que la romancière nous sert un rebondissement spectaculaire, un revirement de situation incroyable. N’est pas démoniaque qui nous croyons…

Dans la seconde partie de La locataire, nous découvrons comment une psychopathe a la mauvaise habitude de résoudre ses problèmes en assassinant les gens.

Elle n’hésite pas à dire: «Je ne suis pas un monstre. Je lui ai donné du bon temps avant de l’égorger.» Attendez-vous à voir du sang couler à plus d’une reprise, sans pour autant qu’un policier fasse enquête.

Masque

Freida McFadden porte une perruque et des lunettes afin de dissimuler son identité et de dissocier sa carrière d’écrivaine de sa profession médicale.

Elle a trouvé d’autres moyens afin de masquer avec brio l’identité de sa psychopathe qui affirme au sujet de Blake: «ce qui me plaît, c’est de le voir souffrir».

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J’ai déjà recensé cinq romans de Freida McFadden: Les secrets de la Femme de ménage, La Femme de ménage se marie, La Femme de ménage voit tout, Le Boyfriend et La Prof.

Auteurs

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

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