Un financement et une marque de confiance pour l’Université de Sudbury

L'Université de Sudbury.
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Le gouvernement du Canada versera 1,9 million $ à l’Université de Sudbury pour appuyer sa transformation vers une université de langue française «par et pour» les francophones.

Avec cette enveloppe, l’Université préparera une évaluation qui permettra de faire la démonstration que l’établissement dispose de tous les outils nécessaires pour remettre des diplômes selon les normes du gouvernement de l’Ontario.

Ginette Petitpas Taylor et Jill Dunlop

Ce financement est le fruit d’échanges, au cours des derniers mois, entre la ministre des Langues officielles du Canada, Ginette Petitpas Taylor, et la ministre des Collèges et Universités de l’Ontario, Jill Dunlop.

C’est cette dernière qui a fait la demande auprès du fédéral. La ministre Petitpas Taylor était à l’université fondée en 1913 pour en faire l’annonce le 29 avril.

Pour le recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury (UdeS), Serge Miville, l’évènement marque un nouveau jour dans le Nord et la réalisation d’un vieux rêve… «L’espoir réel de faire naître cette institution du savoir, rêve que nous berçons depuis plus d’un siècle.»

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Université de Sudbury
La ministre Ginette Petitpas-Taylor. Photo: Julien Cayouette

Qualité ces cours et rôle dans le réseau

L’appui financier sur deux ans permettra à l’Université de remplir deux objectifs essentiels.

D’abord de préparer une évaluation par la Commission d’évaluation de la qualité de l’éducation postsecondaire du gouvernement de l’Ontario (CEQEP) afin de pouvoir offrir des diplômes en tant qu’université autonome.

Elle réfléchira plus à son rôle à l’intérieur d’un réseau d’institutions universitaires de langue française en Ontario.

Premier signe positif de la province

Pour M. Miville, cette annonce est une première étape dans sa transformation et un premier signe positif de la province. Une déclaration de confiance, aussi bien de la part du gouvernement fédéral que provincial.

L’examen organisationnel et d’évaluation par la CEQEP est une demande de la ministre Dunlop. «C’est une évaluation normative, apolitique et qui va permettre de faire la démonstration que nous avons tous les outils nécessaires pour délivrer des diplômes selon les normes du gouvernement de l’Ontario», explique le recteur.

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C’est une étape normale, mais très importante et essentielle, pour une université qui veut démontrer sa crédibilité et être reconnue par la province. «On a sécurisé du financement et on a obtenu de la clarté de la ministre des Collèges et Universités, Jill Dunlop», indique Serge Miville.

baccalauréat collèges
Jill Dunlop, ministre des Collèges et Universités de l’Ontario, au Collège Conestoga ce 11 avril.

Les aspirations des étudiants

Le recteur promet que les responsables de l’Université de Sudbury répondront aux aspirations des étudiants.

«Il y a eu un bris de confiance dans cette communauté [en raison de la perte de programmes à l’Université Laurentienne]. Il y a un exode d’étudiants, une assimilation parce que ces étudiants vont étudier en anglais. Nous avons besoin de démontrer avec toute la rigueur nécessaire que cet établissement va répondre à leurs besoins et à leurs aspirations.»

Le recteur en a profité pour signaler aux étudiants de tous les horizons qu’ils seraient chez eux dans cet établissement.

«Je dis alors aux étudiants, anciens, actuels et futurs… Que vous veniez du Moulin-à-Fleur, de Smooth Rock ou d’Embrun, d’Abidjan, de Brazzaville ou de Beyrouth… Que vous soyez fille d’ouvrier, d’un milieu rural ou urbain… Que vous soyez de première génération universitaire ou fils de médecin… Sachez que vous êtes chez vous dans cette institution franco-ontarienne, institution profondément ancrée, rassembleuse et universelle.»

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Le fédéral derrière l’UdeS

Le financement provient de l’enveloppe de 121 millions $ sur trois ans pour l’éducation postsecondaire en milieu minoritaire, rendu disponible dans le cadre de l’Entente Canada-Ontario sur l’enseignement dans la langue de la minorité et l’enseignement de la seconde langue officielle 2020-2021 à 2022-2023.

Pour la ministre Petitpas Taylor, l’Université de Sudbury joue un grand rôle dans le dynamisme qui caractérise la communauté franco-ontarienne du Nord.

«Au fil des ans, l’Université a été reconnue pour la qualité de son enseignement et comme le tremplin pour les nombreux étudiants qui souhaitent faire le saut dans une carrière qui leur plaît. Il est donc essentiel que les francophones d’ici puissent continuer à bénéficier d’un établissement universitaire à leur image.»

Université de Sudbury
Le recteur Serge Miville. Photo: Julien Cayouette

100% francophone

Elle ajoute que son gouvernement reconnaît que l’Université de Sudbury est à un moment charnière de son histoire, avec sa décision de devenir une université à 100% francophone.

«On est déterminé à soutenir l’Université dans son défi, celui de retourner à ses sources francophones pour se convertir en un établissement par et pour les francophones», a-t-elle promis.

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Un geste salué

Le secrétaire parlementaire de la ministre des Langues officielles et député de Nickel Belt, Marc G. Serré, croit que l’Université de Sudbury pourra contribuer à réduire l’exode des jeunes.

«C’est un investissement très attendu par l’ensemble de la communauté. Pour la région, l’établissement et sa population étudiante, cette contribution servira de tremplin afin d’atteindre de nouveaux sommets», affirme la députée fédérale de Sudbury, Viviane Lapointe.

Il a été impossible de savoir si l’Université Laurentienne avait déposé une demande de financement provenant de la même enveloppe ou même si le gouvernement fédéral considèrerait une telle demande. La ministre Petitpas Taylor répond que le gouvernement est là pour l’Université de Sudbury et pour les Franco-Ontariens.

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