Comme chaque année au lendemain de la Journée nationale de sensibilisation à la traite de personnes, le 22 février, Oasis Centre des femmes a réuni à Toronto des spécialistes, des intervenants et des citoyens autour d’un forum communautaire consacré à l’exploitation sexuelle.
Une journée pour comprendre des réalités complexes, écouter la parole d’une survivante, et interroger, sans détour, les angles morts qui nourrissent encore cette violence largement invisible.
Actualité morbide oblige, avec la publication d’une partie des documents de l’affaire Jeffrey Epstein, le monde entier réalise à quel point le fléau du trafic humain est tentaculaire, gangrénant, et ses victimes soumises à la loi du silence. Cela «tombe à point nommé» pour le forum d’Oasis dédié à ce phénomène.
Le travail forcé abordé pour la première fois
La première partie de l’évènement a été entièrement consacrée à une autre plaie de la société, celle du travail forcé. Comprendre par là une situation où une personne est contrainte de travailler ou de fournir des services contre sa volonté, par la force, la menace, l’abus de pouvoir, la tromperie ou la coercition.
«Durant les éditions précédentes, on a beaucoup parlé de traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle», explique la directrice générale Inès Benzaghou. «Cette année, pour la première fois, on y a intégré le travail forcé, car sur le terrain, il y a aussi des femmes qui sont victimes de ce phénomène à cause de leur précarité liée à leur statut migratoire.»





