«Une semaine avant la fin de mon PVT, on m’a appelée pour m’annoncer que ma demande de résidence permanente avait été refusée», raconte Yéléna Mensah, fondatrice et directrice générale de Tote and Paint. «L’entreprise m’a dit qu’elle ne pouvait rien faire pour moi.»
En quelques instants, son horizon professionnel s’assombrit. Alors qu’elle envisageait la continuité, la décision administrative entraîne la fin de son contrat et la laisse sans emploi. «Je me suis retrouvée sans travail. Ce fut un choc», confie-t-elle.

Cette situation illustre plus largement la réalité du marché du travail canadien, où nul salarié n’est à l’abri d’un licenciement, indépendamment de son engagement ou de ses performances.
«Ici, la sécurité d’emploi n’est jamais acquise. Mieux vaut anticiper et développer ses propres sources de revenus», souligne Yéléna Mensah.
Elle remet aussi en question l’idée qu’un salaire versé toutes les deux semaines constitue une finalité. «Il ne faut pas céder à la pression familiale ou communautaire.»







