Le dénouement d’une histoire n’est pas nécessairement celui qu’on imagine. Un mot, une action, une rencontre fortuite peut changer tout, comme en font foi les dix nouvelles que nous offre Hélène Koscielniak dans le recueil intitulé Et si…
La nouvelle est un genre littéraire de plus en plus populaire. J’ai une préférence pour celles dont l’histoire racontée se déroule de façon linéaire, mais avec une fin ou un point de chute inattendu. Hélène Koscielniak sort de ce sentier battu.
Elle brosse une série de tableaux du quotidien à deux fins possibles. Ses dix histoires sont finement ciselées, avec la plume vive qu’on lui connaît, et se termine toutes avec deux ou trois pages d’extra décrivant «et si» tel personnage avait plutôt fait ou dit ceci…
Sujets fouillés
Les sujets abordés sont variés: autisme, itinérance, nouveaux arrivants, chirurgie bariatrique, service funèbre, environnement, etc. La fin qu’on croyait écrite peut toujours aller dans deux directions différentes.
Une recherche poussée sous-tend presque toutes ces nouvelles. Dans la cas de l’autisme, l’autrice décrit bien l’épuisement tant physique que psychologique de la mère.


