Claude Forand, le Louise Penny de l’Ontario français

Peter Kupidura des Services en français de la Bibliothèque publique de Toronto, Sylvie Gervais, participante assidue de La Croisée des mots, Paul-François Sylvestre, intervieweur, et Claude Forand, auteur invité.
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Traducteur agréé, Claude Forand est venu à l’écriture de romans policiers par le biais du journalisme, métier qu’il a pratiqué pendant une vingtaine d’années, au Québec et en Ontario. Le Torontois est aujourd’hui auteur de six polars pour les jeunes, deux polars pour adultes et deux recueils de nouvelles.

Claude Forand était l’invité, ce jeudi 19 novembre, de «La Croisée des mots», série d’entrevues avec des auteurs franco-ontariens, qui entamait une nouvelle saison dans le cadre d’un partenariat entre l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français et la Bibliothèque publique de Toronto.

Un inspecteur et un village

À l’image de Louise Penny qui crée le personnage de l’inspecteur Armand Gamache dans le village québécois fictif de Three Pines, Claude Forand crée son inspecteur Roméo Dubuc de la Sureté du Québec dans la bourgade (réelle) de Chesterville. Coïncidence ou non, les deux endroits sont situés dans les Cantons de l’Est.

Le dernier ouvrage de Claude Forand, Le pire vampire, roman, Ottawa, Éditions David, coll. 14/18, 2019, 216 pages, 14,95 $.

Le personnage de Dubuc apparaît dans le tout premier polar de Forand, mais l’auteur ne prévoyait pas en faire un emblème de sa production littéraire. Cela s’est naturellement imposé. «J’ai un roman personnel qui dort dans un tiroir, mais le public s’attend à ce que le prochain livre sera une nouvelle aventure de Roméo Dubuc. Fidélité oblige.»

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Claude Forand déborde le cadre policier de ses intrigues en décrivant le côté psychologique de son inspecteur. Dubuc est veuf et vit difficilement son deuil; il a tourné le dos à l’alcool et rechute comme c’est souvent les cas. Son adjoint Lulu (Lucien Langlois) le soutient.

Catégorie «jeunes adultes»

L’auteur a partagé une savoureuse anecdote au sujet de son polar Une moine trop bavard traduit en russe. Un ouvrier est allé faire des travaux chez lui et lorsque Claude a appris qu’il parlait russe, il lui a demandé s’il aimait lire des histoires policières. «Yes, I do.» L’auteur lui a dédicacé un exemplaire en russe; l’ouvrier avait les larmes aux yeux.

Des romans de Claude Forand.

Les polars de Forand s’adressent principalement à de jeunes adultes, mais cette catégorie n’existe pas en français, contrairement à l’anglais. «On me place dans la littérature jeunesse ou dans la Collection 14-18 aux Éditions David.» Cela lui a néanmoins été bénéfique puisqu’Un moine trop bavard a remporté le Prix du livre pour enfant Trillium en 2013.

La prochaine Croisée des mots aura lieu le 17 octobre, à 18 h 30, à la succursale Yorkville de la Bibliothèque publique de Toronto et l’invité sera Gabriel Osson, poète, romancier et président de l’Association des auteurs et auteures de l’Ontario français.

Gabriel Osson. Photo: Christine Bérubé

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