Avec un coup de main de l’association territoriale du Nunavut, les francophones de Rankin Inlet, sur le bord de la baie d’Hudson, se serrent les coudes pour préserver leur langue et obtenir de nouveaux services.
Depuis le mois de mai, Leonard Nkengue est le premier agent de liaison de l’Association des francophones du Nunavut (AFN) à Rankin Inlet. Une tâche qu’il occupe en plus de son rôle d’enseignant en mathématique et en sciences à l’école de langue anglaise.
Pour lui, ce lien avec l’AFN est une question de survie pour langue française dans cette ville d’un peu moins de 3000 habitants. Parce que le français y est pratiquement «inexistant».
C’est la quatrième langue après l’inuktitut, l’inuinnaqtun et l’anglais dans les communications gouvernementales, rappelle-t-il.

«C’est mieux d’être en communauté, on est plus fort ainsi»
«Dans la communauté, c’est moi et quelques amis qui avons créé un îlot où on peut s’exprimer en français dans les rencontres familiales et dans les activités qu’on organise ensemble pour que l’expression française puisse rester», rapporte Leonard Nkengue.





