Et si je savais tout, le nouveau roman de Lamara Papitashvili, nous plonge dans un univers féminin formé par une grand-mère, une tante, une mère et une sa fille. Leurs trajectoires entre Géorgie, Ukraine et Syrie portent les traces de l’exil, du silence et de la désillusion.
Dans une note d’introduction, la romancière écrit que l’histoire racontée est une œuvre d’autofiction inspirée de faits réels et de souvenirs personnels. Les événements, les lieux et les personnages, ajoute Lamara Papitashvili, ont été transformés par l’imagination pour servir le récit.
C’est au vécu ébréché des trois femmes adultes que la romancière porte son attention. L’homme n’est jamais loin car il demeure le «ticket de sortie», le moyen d’accéder à un avenir prometteur sans inquiétudes financières.
Nous voyons comment chaque femme s’y prend pour passer de rêve à réalité.
Quatre femmes
La jeune fille est Tamara. Elle grandit parmi ces trois femmes, ces Grandes imbriquées dans «des maillons d’assujettissements». Des réverbérations vont et viennent dans sa tête, la poussant à se demander si elle souhaite vraiment devenir grande.


