Améyo est une femme maronne ou esclave en fuite. Nathalie Albertini raconte sa capture à l’adolescence, son asservissement, sa soif de liberté et la longue reconquête de soi dans le roman historique La montagne d’Améyo.
Une carte illustre le parcours d’Améyo, depuis le pays Éwé (devenu le Togo) jusqu’à l’île Bourbon (aujourd’hui l’île de la Réunion), en passant par Cap-Vert et la Martinique. L’histoire se déroule durant la première moitié de XIXe siècle, à l’époque coloniale/esclavagiste.
Très jeune, Améyo voit souvent sa belle-sœur jouer une rôle clef durant des accouchements. Toutes ces naissances lui donnent «la certitude que la femme a des ressources insoupçonnées pour affronter la douleur et l’imprévu, mais aussi la force d’accomplir sa destinée».
De l’Afrique de l’Ouest aux Caraïbes
Améyo a 15 ans lorsqu’elle est arrachée à sa terre natale au pays Éwé et déportée par un navire négrier à Cap-Vert. C’est là qu’elle est achetée «sur l’autel du marché aux esclaves» par un maître planteur de la Martinique.
«Pourquoi est-ce que j’ai la chance ou la malchance de vivre encore?» Voilà ce que se demande Améyo. La chance parce qu’elle est esclave de maison au lieu d’esclave des champs. La malchance parce qu’elle est violée et met au monde un enfant qui ne vivra pas longtemps.


