L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a publié récemment son Livre Blanc des États généraux de l’Ontario français, intitulé Faire cœur avec la communauté. Le document clôt un cycle amorcé en mai 2025 et prolongé par le Livre Vert d’avril 2026, dans une province qui comptait 652 540 francophones en 2021, une population en croissance mais au poids relatif déclinant.
«Le constat qui ouvre le Livre Blanc est simple: l’Ontario français est à un moment charnière», résume Peter Hominuk, directeur général de l’AFO. «C’est ça l’ambition des États généraux: nous donner les moyens de penser notre avenir avant d’avoir à le subir.»
De son côté, le président Fabien Hébert insiste sur la portée concrète de l’exercice: «Le Livre Blanc nous oblige à nous poser une question très concrète: comment est-ce qu’on s’organise pour vivre en français en Ontario, partout dans la province et à toutes les étapes de la vie?»

De la présence à la continuité
«Pendant longtemps, on a mesuré la vitalité francophone par ce qui existe: une école, un organisme, un service officiellement disponible», observe Peter Hominuk.
Le Livre Blanc déplace l’unité d’analyse: il ne s’agit plus de recenser les institutions, mais d’évaluer si les personnes peuvent enchaîner les étapes de leur vie en français, sans rupture. Selon le sondage provincial de 2025, 52,7% des répondants jugent les services en français plus rares, contre 5,8% qui les jugent plus riches.





