Manque de financement de la recherche francophone, peu de valorisation et de découvrabilité: tout cela rend la recherche scientifique en français encore trop discrète au Canada.
«C’est l’un des plus grands défis: créer un changement de culture pour que la recherche réalisée en français soit autant valorisée que celle en anglais. Et développer une stratégie plus inclusive», résume la professeure émérite à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, Linda Cardinal.
La recherche en français constituerait même un vecteur de prospérité économique et une valeur stratégique pour le Canada.
C’est ce que l’on peut lire dans un récent rapport du Groupe consultatif externe sur la création et la diffusion des savoirs scientifiques en français, dont Linda Cardinal est coprésidente.
Le français ne parvient pas à gagner du terrain
Malgré la progression, au Québec, de récentes initiatives pour la promotion du français – comme la Coopération en recherche dans la francophonie canadienne soutenue par l’Acfas, et les Chaires de diplomatie scientifique soutenues par le Fonds de recherche du Québec— le contexte axé sur la performance et la compétition s’avère plutôt défavorable au français.





