Septembre, c’est le mois des Franco-Ontariens!

mois des Franco-Ontariens
On peut demander une plaque d'immatriculation avec drapeau franco-ontarien et devise de la province en français. Photo: Wikipedia Commons
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Publié 01/09/2026 par Michèle Villegas-Kerlinger

Les Québécois ont récupéré le 24 juin, la Saint-Jean-Baptiste, fête des Canadiens-Français, pour en faire la Fête nationale du Québec. Chez les Acadiens, c’est le 15 août qu’ils célèbrent avec fierté la Fête de l’Acadie. Les Franco-Ontariens célèbrent la Saint-Jean, mais le mois de septembre est devenu officieusement leur mois.

C’est le 25 septembre qu’on fête officiellement le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes. Cette date commémore le premier lever du drapeau franco-ontarien le 25 septembre 1975 à l’Université de Sudbury.

Depuis 2010, ce mois et cette journée honorent l’histoire, la culture, le dynamisme et la résilience de la communauté francophone de la province qui compte plus de 652 000 membres, sans parler des quelque 900 000 Ontariens anglophones capables de s’exprimer en français.

Qu’est-ce un(e) Franco-Ontarien(ne)?

En 2009, Dalton McGuinty, le premier ministre de l’Ontario de l’époque, a adopté la Définition inclusive de francophone, ou DIF, un sens plus large que le précédent qui limitait la définition des Franco-Ontariens à une personne ayant le français comme langue maternelle.

La nouvelle définition se lit comme suit:

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• Les personnes ayant le français comme première langue officielle parlée ou

• les nouveaux arrivants et citoyens dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, mais qui ont une bonne connaissance du français comme langue officielle et qui l’utilisent chez eux

Grâce à cette nouvelle définition inclusive, les allophones qui maîtrisent le français, mais dont le français n’est pas la langue maternelle, font partie intégrante de la francophonie ontarienne.

Une francophonie et un bilinguisme pas toujours évidents

Comparé à d’autres pays officiellement bilingues ou multilingues, le bilinguisme au Canada est intéressant à plusieurs points de vue.

En 1969, sous l’égide de Pierre Elliot Trudeau, le premier ministre d’alors, le pays a adopté la Loi sur les langues officielles, une approche institutionnelle axée surtout sur l’accès aux services fédéraux dans les deux langues officielles, ainsi que la protection des minorités linguistiques.

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Quant aux territoires et aux provinces, le tableau est un peu différent. Les gouvernements des trois territoires offrent des services en anglais et en français, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest y ajoutant, en outre, plusieurs langues autochtones, comme l’inuktitut ou le cri.

Le Québec fournit des services principalement en français, et le Nouveau-Brunswick, officiellement bilingue, offre des services provinciaux dans les deux langues officielles. Mais, qu’en est-il de l’Ontario?

Mis à part le Québec et le Nouveau-Brunswick, on pourrait dire que l’anglais est la lingua franca pour les autres gouvernements provinciaux. En revanche, des services en français sont offerts généralement là où le nombre de francophones le justifie.

À titre d’exemple, la province de l’Ontario s’est dotée de régions «désignées» qui sont soit une zone urbaine qui compte au moins 5 000 francophones, soit une région dont les francophones représentent au moins 10% de la population.

Ces changements ont débuté en 1972 lorsque le gouvernement ontarien a mis en place une politique obligeant la traduction de documents publics et créant les premières régions désignées.

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En 1986, l’Assemblée législative a adopté officiellement la Loi sur les services en français et, trois ans plus tard, le 19 novembre 1989, la loi est entrée en vigueur pour garantir des services dans 25 régions désignées. Auxquelles seront ajoutées, en 2029, six régions additionnelles.

Au niveau municipal, des villes cosmopolites comme Toronto, Montréal ou Vancouver, sans parler des institutions bancaires par exemple ni des magasins, vont offrir en général plus de services multilingues qu’une ville dont la population est moins hétérogène.

À Toronto, officiellement, la Ville doit inclure le français quand elle annonce ou affiche ou publie de l’information d’intérêt public dans plusieurs langues.

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Carte des régions désignées en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario.

Un petit test pour le mois des Franco-Ontariens

La francophonie ontarienne est non seulement dynamique et résiliente, elle est aussi fascinante qu’elle est unique.

Pour la découvrir, ou la redécouvrir, je vous invite à passer le petit test qui suit. Plusieurs réponses sont dans la première partie de l’article. Toutes les réponses sont à la fin de l’article. Le total des points est de 40.

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Partie A: Répondez aux questions suivantes. Chacune vaut un point sauf la dernière qui en vaut six. (15 points)

1 – Quelle est la date officielle du Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes?

2 – Quelles sont les deux couleurs principales du drapeau franco-ontarien?

3 – Quelles fleurs retrouve-t-on sur le drapeau franco-ontarien?

4 – En quelle année le drapeau franco-ontarien a-t-il été hissé pour la première fois (à l’Université Laurentienne de Sudbury)?

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5 – Quelle ville en Ontario compte la plus grande population francophone en nombre absolu?

6 – Quelles sont les deux grandes régions de l’Ontario qui concentrent le plus fort pourcentage de francophones?

7 – Quel nom porte le règlement scolaire controversé de 1912 qui interdisait l’enseignement en français en Ontario?

8 – En quelle année ce règlement a-t-il été officiellement aboli?

9 – Quel important établissement hospitalier d’Ottawa a failli être fermé dans les années 1990, provoquant une mobilisation historique des Franco-Ontariens?

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10 – En janvier 2026, combien de villes, de municipalités et de districts en Ontario faisaient partie de la liste des régions désignées en vertu de la Loi sur les services en français? Pouvez-vous en nommer cinq sans regarder la carte? (6 points)

Partie B : Choisissez la meilleure réponse. (10 points)

11 – Quelle est la chanson considérée comme l’hymne non officiel des Franco-Ontariens, écrite par Paul Demers et François Racine ?

a. Mon beau drapeau. b. Notre place. c. Un jour, un jour.

12 – Quel organisme historique a été fondé en 1969 pour représenter les intérêts de la communauté francophone en Ontario?

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a. ACFO. b. AEFO. c. AFO.

13 – Comment se nomme l’université de langue française ouverte à Toronto en 2021?

a. Boréal. b. La Cité. c. UOF.

14 – Quel explorateur français est considéré comme le premier Européen à avoir exploré l’Ontario au début du 17e siècle?

a. Samuel de Champlain. b. Étienne Brûlé, c. a et b.

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15 – Quel pourcentage approximatif de la population de l’Ontario la communauté francophone représente-t-elle?

a. 5%. b. 10%. c. 15%.

16 – Quel festival annuel d’envergure, fondé en 1969 à Ottawa, célèbre la culture francophone en Ontario?

a. Franco-Fête. b. Festival Franco-Ontarien. c. Francophonie en fête.

17 – Quel média public diffuse en français spécifiquement pour l’Ontario?

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a. TFO. b. TVA. c. Radio-Canada.

18 – En quelle année le drapeau franco-ontarien a-t-il été reconnu officiellement comme emblème de la province par le gouvernement de l’Ontario ?

a. 1990. b. 2000. c. 2010.

19 – En quelle année la Loi sur les services en français a-t-elle été adoptée?

a. 1975. b. 1986. c. 1999.

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20 – Quel journal franco-ontarien hebdomadaire a été fondé en 1976?

a. L’Express à Toronto. b. Le Voyageur à Sudbury. c. Le Droit à Ottawa.

Partie C : Vrai ou faux? (3 points)

21. – Des trois territoires au Canada, c’est le Nunavut qui remporte la palme avec quatre langues officielles.

22 – Le gouvernement provincial du Québec offre des services en anglais.

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23 – Tous les gouvernements provinciaux du Canada offrent des services dans les deux langues officielles.

Partie D : De la liste suivante, trouvez huit Franco-Ontariens. (7 points)

Dan Aykroyd, Luce Dufault, Claude Julien, Robert Paquette, Érik Bédard, Roy Dupuis, Avril Lavigne, Paul Poirier, Patrick Chan, Patrick Groulx, Katherine Levac, Damien Robitaille, Jean-Marc Dalpé, Bob Hartley, Paul Martin, Amanda Simard, Véronic Dicaire, Chantal Hébert, Alanis Mirossette, Alex Trebek.

Partie E : Est-ce que vous vous considérez Franco-Ontarien(ne)? Pourquoi (pas)? Quelle importance ont le français et la francophonie pour vous? Que signifie pour vous la journée des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes? (5 points)

Cette année, nous fêtons 416 ans de présence française en Ontario. Certains diraient que cela tient du miracle et ils n’auraient pas tout à fait tort.

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Mais si le français se parle encore en Ontario, c’est surtout parce que les francophones de la province, qu’on s’identifie comme Franco-Ontarien(ne) ou non, nous tenons à la langue et la culture qui sont les nôtres et qui nous définissent.

À tous les francophones de l’Ontario et à tous les Ontariens francophiles, bon Mois et bonne Journée des Franco-Ontariens!

RÉPONSES

Partie A

1 – Le 25 septembre.

2 – Le vert et le blanc.

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3 – Le trille (fleur de l’Ontario) et le lys (symbole français).

4 – En 1975.

5 – Ottawa.

6 – L’Est et le Nord de l’Ontario.

7 – Le Règlement 17.

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8 – En 1927.

9 – L’Hôpital Montfort.

10 – 25.

Partie B

11 – a.

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12 – b (l’ACFO, Association canadienne-française de l’Ontario, est devenue l’AFO, Assemblée de la francophonie de l’Ontario, en 2006).

13 – c (l’Université de l’Ontario français).

14 – b (en 1610; Champlain le rejoindrait cinq ans plus tard).

15 – a.

16 – b (les deux autres fêtes ont lieu à Toronto).

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17 – c (TFO est provincial, pas national).

18 – c.

19 – b.

20 – a.

Partie C

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21. Faux – Le Nunavut a quatre langues principales: le français, l’anglais, l’inuktitut et l’inuinnaqtun. Mais il est surpassé de loin par les Territoires du Nord-Ouest qui a onze langues officielles. En plus du français, de l’anglais, de l’inuktitut et de l’inuinnaqtun, on y parle le chipewyan, le cri, l’esclave du Nord, l’esclave du Sud, le gwich’in, l’inuvialuktun et le tłı̨chǫ.

22. Vrai – Le gouvernement provincial offre des services en anglais dans certains secteurs-clés comme la santé, l’éducation, les services sociaux ou selon certains critères d’admissibilité comme dans le cas des nouveaux arrivants qui sont au pays depuis moins de six mois.

23. Vrai – Toutes les provinces offrent plusieurs services dans les deux langues.

Partie D

Exercice-piège! Toutes les personnes mentionnées sont des Franco-Ontariens!

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Partie E

Les réponses peuvent varier.

Auteurs

  • Michèle Villegas-Kerlinger

    Chroniqueuse sur la langue française et l'éducation à l-express.ca, Michèle Villegas-Kerlinger est professeure et traductrice. D'origine franco-américaine, elle est titulaire d'un BA en français avec une spécialisation en anthropologie et linguistique. Elle s'intéresse depuis longtemps à la Nouvelle-France et tient à préserver et à promouvoir la Francophonie en Amérique du Nord.

  • l-express.ca

    l-express.ca est votre destination francophone pour profiter au maximum de Toronto.

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