L’UOF remporte la première édition du Grand débat littéraire

Salon du livre de Toronto

Grand débat littéraire 2026 du SLT.
Le Club de lecture de l'UOF avec les membres du jury. Photos: Soufiane Chakkouche, l-express.ca
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Publié 04/07/2026 par Soufiane Chakkouche

L’ambiance était à la compétition en ce 30 juin au théâtre Spadina de l’Alliance française de Toronto (AFT) où s’est tenue la toute première édition de la grande finale du «Grand débat littéraire» initié par le Salon du livre de Toronto et coorganisée avec l’Institut français du Canada.

Suspens sans raison n’est pas raison. Sur les quatre clubs de lecture en lice, à savoir celui de Mousson et Macaron, celui du TERC, celui des Centres d’accueil Héritage (CAH) et celui de l’Université de l’Ontario français (UOF), c’est ce dernier qui est reparti avec le chèque de 1000 $ remis au vainqueur de la première édition: un débat autour du choix Goncourt Canada 2025, le roman Jacaranda de Gaël Faye.

Grand débat littéraire 2026 du SLT.
Le Club de lecture de l’UOF.

«Ce soir nous avons la chance d’échanger autour de Jacaranda, une œuvre qui touche à la fois la mémoire, l’identité, la transmission et la résilience, autant de thèmes profondément ancrés qui résonnent aussi fortement en moi», justifie Valéry Vlad, président du Salon du livre.

«Toutefois, il ne s’agit pas ce soir de déterminer qui a raison ou qui a tort, il s’agit de célébrer ce que la littérature fait de mieux: ouvrir un dialogue», poursuit-il.

Grand débat littéraire 2026 du SLT.
Valéry Vlad, président du Salon du livre de Toronto.

Sur le fil du rasoir

Par ailleurs, erreur serait de croire que la victoire eût été aisée pour le Club de lecture de de l’UOF, dont l’équipe était composée d’Espoir Masiala, Vianney Joselin, Jaafar Taoumi et Jean-Marc Kamdem.

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«Les autres équipes étaient bonnes et bien préparées», explique ce dernier. «Notamment les clubs des aînés de CAH, qu’on a affronté en finale et qui comptait parmi ses membres quelqu’un qui a vécu de très près le génocide rwandais. Car on part toujours avec un avantage quand on a soit même vécu l’histoire.»

clubs
Les quatre clubs de lecture en épreuve éliminatoire.

Une préparation qui explique en grande partie le fait que les cinq membres du jury (Valéry Vlad, Marie-Elaine Lebel, Sylvain Cornevaux, Francesca Mérentié et Suzanne Kemenang) ont eu du mal à de jeter leur dévolu sur Jacaranda.

«C’était un choix clairement cornélien», raconte Sylvain Cornevaux. «C’est souvent ce qu’on dit à l’issue des délibérations d’un jury… Mais là, réellement, les membres du jury ont basculé d’une position à une autre. C’était très difficile d’élire le club gagnant, mais le recourt à des exemples très concrets du roman, lors l’épreuve du débat, a joué an la faveur du Club de l’UOF.»

Grand débat littéraire 2026 du SLT.
Sylvain Cornevaux, membre du jury.

Trois épreuves

Toutefois, avant d’atteindre l’épreuve finale qui consistait en un débat autour du thème de «l’humanité paradoxale», qu’on retrouve en force dans le roman Jacaranda, deux épreuves éliminatoires ont été franchies.

L’une touchait à la culture générale, l’autre concernait l’interprétation artistique et/ou la réflexion critique.

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Hormis l’épreuve finale, c’est bien celle de l’interprétation artistique où le club de l’UOF s’est particulièrement illustré avec la peinture d’un arbre jacaranda représentant les thèmes majeurs du roman, et sur lequel on retrouve çà et là les citations préférées des membres du Club.

Première édition
L’équipe de l’UOF à l’épreuve de l’interprétation artistique.

Des candidatures provenant d’autres provinces

Par ailleurs, si les quatre équipes provenaient de Toronto et de sa région, Eunice Boué, directrice générale du Salon du livre, affirme avoir reçu des candidatures d’autres provinces.

«Pour cette première année, on a eu 12 candidatures et, croyez-le ou pas, on avait des clubs de lecture qui se sont inscrits de Vancouver, de Montréal et d’autres provinces. Malheureusement, Coupe du monde oblige, les prix des hôtels sont exorbitants, alors ce n’était pas possible de les accueillir avec les moyens qu’on a.»

Grand débat littéraire 2026 du SLT.
Eunice Boué, directrice générale du Salon du livre de Toronto.

La directrice a d’ailleurs profité de l’occasion pour faire un appel du pied à d’éventuels futurs bailleurs de fonds pour mettre la main à la poche et soutenir les prochaines éditions. Car oui, après le succès de cette première édition, le Salon du livre de Toronto compte bien poursuivre cette aventure des mots.

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