À quelques jours d’un colloque en son honneur à Ottawa, la professeure émérite Lucie Hotte revient sur ses travaux pour mettre les littératures franco-canadiennes minoritaires sur la carte, au Canada et à l’étranger. Tout en soulignant les défis persistants d’un secteur fragile et en manque de relève.
Le Centre de recherche sur les francophonies canadiennes (CRCCF) rend hommage à Lucie Hotte, professeure émérite au Département de français de l’Université d’Ottawa, en consacrant un colloque à ses travaux, du 23 au 25 avril, à Ottawa.
Figure incontournable des études sur les littératures franco-canadiennes, elle a contribué pendant plus de 25 ans à structurer et faire rayonner ce champ de recherche.

Pourquoi, à vos débuts, vous êtes-vous tournée vers la littérature francophone du Canada et les littératures minoritaires?
Lucie Hotte : C’est un peu par hasard.
Lorsque j’étais au doctorat en lettres françaises, je travaillais sur la littérature québécoise, principalement en théorie littéraire. J’ai organisé des colloques étudiants et à l’un d’entre eux, il y avait François Ouellet, qui est maintenant un ami et qui était très impliqué dans la revue Nuit Blanche à Québec.


