La nouvelle loi ontarienne «donnant la priorité à la réussite des élèves» («Putting Student Achievement First») du ministre Paul Calandra suscite beaucoup de controverse, tant chez les francophones que chez les anglophones. Il faut préciser, toutefois, qu’en vertu de la section 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, l’impact de ces changements dans les écoles de langue française devrait être, en principe, plutôt limité.
Cela dit, quel impact cette loi pourrait-elle avoir dans les écoles de langue anglaise? Vu le grand nombre de réformes mises de l’avant par ces réformes, l’article qui suit n’examinera que quelques points majeurs qui concernent directement les élèves.
Il faut noter aussi que les commentaires exprimés dans cet article sont ceux des enseignants, administrateurs, parents et autres personnes concernées par la nouvelle loi et qui ont été interviewés par l’auteure.
La nécessité d’agir
Selon le gouvernement, les derniers résultats de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE), montrent que, malgré des progrès en lecture, en écriture et en mathématiques, beaucoup de travail reste à faire. Les résultats aux examens ne s’améliorent pas assez rapidement, en particulier pour le test de mathématiques en 9e année.
Le gouvernement provincial a nommé un groupe consultatif d’experts chargé d’examiner les résultats scolaires et l’évaluation des élèves. Le travail dudit groupe portera principalement sur les mathématiques, la lecture et l’écriture, sur la réduction des écarts de rendement ainsi que sur les causes réelles des résultats actuels.


