La Police de Toronto recrute en français à la foire de l’emploi d’Oasis

police, Des employeurs recrutent à la foire de l'emploi d'Oasis
Une douzaine d'employeurs à la Foire de l'emploi et de la sécurité financière 2026. Photos: Soufiane Chakkouche, l-express.ca
Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 24/04/2026 par Soufiane Chakkouche

Le 21 avril avait lieu à Toronto la foire annuelle de l’emploi d’Oasis centre des femmes. Au menu, ateliers, réseautage, et surtout des rencontres avec des employeurs des secteurs public et privé.

Placé sous le thème «Vers l’autonomie économique: emploi et sécurité financière au féminin», cet événement a pour objectif de favoriser l’accès au marché du travail et, par voie de conséquence, d’offrir ou de consolider l’autonomie économique des femmes.

Oasis
Inès Benzaghou. Photo: courtoisie

«Cette foire est une opportunité pour nous de rassembler sous le même toit les employeurs de la francophonie et bilingues, afin que les femmes puissent trouver un emploi. Aussi, on s’est dit qu’il y a des femmes qui n’ont jamais eu la chance de faire des entrevues avec des recruteurs ou de rencontrer directement les employeurs», explique Inès Benzaghou, directrice générale d’Oasis.

Premier emploi ou reconversion professionnelle

Toutefois, la directrice n’exclut pas l’éventualité que cet événement représente également une bonne occasion pour les participantes pour explorer d’autres carrières, voire d’entamer une reconversion professionnelle à 180 degrés.

«Cette foire est aussi l’occasion d’explorer d’autres opportunités de carrière», dit-elle. «Peut-être qu’il y a des femmes qui n’ont jamais pensé à travailler dans les services frontaliers et que le fait de voir les opportunités qu’offre cet employeur ici aujourd’hui leur donnera envie de changer de carrière.»

Publicité

40% d’employeurs de plus

L’appel a été entendu, plusieurs dizaines de chercheuses d’emploi ont répondu présent. L’édition de cette année a connu une augmentation de plus de 40% en termes d’employeurs présents sur place.

«Cette année, 12 employeurs et institutions ont répondu favorablement à notre invitation, alors que, pour les éditions précédentes, ils ne dépassaient guère sept», confirme Inès Benzaghou.

Parmi les recruteurs présents, le stand de la police de Toronto a connu une certaine affluence, comme l’atteste Paul Arbus du service de recrutement de la Police de Toronto:

«On a eu aujourd’hui des gens qui manifestent de l’intérêt pour rejoindre nos équipes. Ce que les gens ignorent souvent, même ici, c’est qu’on a 2000 emplois dits civils, comme l’administratif ou la mécanique. Autrement dit, on peut candidater à d’autres postes que policier ou policière chez nous.»

Pour rappel, la Police de Toronto recrute annuellement quelque 360 personnes pour le statut de policier(e).

Publicité
La police recrute des fancophones à la foire de l'emploi.
Paul Arbus et une collègue, du service recrutement de la Police de Toronto.

Une opportunité pour les nouvelles arrivantes

Les nouvelles arrivantes sont plus sujettes à n’avoir toujours pas eu la chance de parler directement à un employeur, comme cela est le cas pour Naomie Biang.

«Ça fait sept mois que je suis au Canada et, depuis, je cherche un emploi. Je pense que je n’ai pas trouvé de travail durant toute cette période, parce que je n’avais pas la bonne méthode pour approcher les employeurs du marché canadien.»

«Je le faisais comme je l’aurais fait dans mon pays d’origine, alors que c’est complètement différent ici. Par exemple, je ne pensais pas qu’il fallait faire un pitch, Oasis m’ont aidé à le préparer comme ils m’ont aidé à retravailler mon CV et ma lettre de motivation.»

Des employeurs recrutent des francophones à la foire de l'emploi.
Naomie Biang, chercheuse d’emploi.

Un atout nommé bilinguisme

Par ailleurs, et c’est un secret de polichinelle, il semble que les recruteurs ont un petit penchant pour les candidat(e)s bilingues, voire multilingues.

«On apprécie particulièrement les candidat(e)s qui parlent plusieurs langues, dont le français», indique Paul Arbus.

Publicité

«Il est vrai qu’il suffit de parler anglais pour intégrer le rang de la police de Toronto, mais si le(la) candidat(e) parle anglais et français c’est mieux. D’ailleurs, lors des entretiens, on demande aux postulant(e)s qu’elles sont les langues qu’ils(elles) parlent et à quel niveau.»

Ça paie

Quant à savoir si les visiteuses ont trouvé chaussure à leur pied, rien n’est signé sur place, mais l’espoir est permis, à l’instar de Naomie Biang.

«J’ai eu un échange intéressant avec un employeur en garderie ici, et il a l’air de vraiment apprécier mon profil et mon expérience. Je pense que j’ai beaucoup de chances d’être embauchée. Cela n’aurait pas été possible si je n’avais pas adapté mon profil, mon CV et mes mots au marché canadien.»

Foire de l'emploi Oasis 2026.
L’écart entre le revenu d’emploi moyen des femmes et des hommes persiste à Toronto. Source: Statica.

Cela dit, il convient de rappeler qu’à Toronto, il demeure un écart important de revenu moyen entre les hommes et les femmes dépassant les 25%, selon les études.

Auteurs

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur