Le vice-recteur de l’UOF demande la création d’un ombudsman à l’immigration

UOF, Le vice-recteur Paulin Mulatris
Le vice-recteur Paulin Mulatris.
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Le Canada a-t-il besoin d’un ombudsman à l’immigration? Le vice-recteur aux études et à la recherche de l’Université de l’Ontario français (UOF), Paulin Mulatris, pense que oui.

Il évoque le cas de deux jumeaux qui ont fait leur demande d’admission au Canada pour venir étudier à l’UOF à Toronto. L’un d’eux obtient son permis d’études, l’autre se le voit refuser. Tous deux ont les mêmes données et les mêmes preuves financières suffisantes pour étudier au Canada.

Témoignage en Comité parlementaire

Sur quoi est basé le refus de permis d’études d’un des deux frères? Le vice-recteur Paulin Mulatris a posé la question au Comité parlementaire permanent de la citoyenneté et de l’immigration.

Le professeur en Études de la pluralité humaine – l’un des quatre programmes de l’UOF – y témoignait le 10 février à titre d’expert.

«Deux agents différents ont-ils traité leurs dossiers?», demande M. Mulatris. «Les critères ne sont donc pas assez objectifs et laissent place à une interprétation différente pour que ces jumeaux n’aient pas les mêmes chances?»

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Il énonce ainsi ce qu’il qualifie de manque de transparence dans le traitement des dossiers des demandeurs de permis d’études d’Afrique au Canada.

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Pas toujours facile de comprendre les raisonnements d’Immigration Canada. Photo: iStock

75% des demandes à l’UOF refusées

Ces derniers mois, l’Université a vu près de 75% des demandes de permis d’études être refusées à ses candidates et candidats au baccalauréat. Et 30% n’ont toujours pas reçu de réponse du centre de traitement des dossiers.

Pourtant, les études menées par l’Association des collèges et des universités de la francophonie canadienne établissent clairement que les collèges et les universités sont des voies de renforcement du fait français au pays.

C’est fort de ces constats que le vice-recteur de l’UOF appuie la mise en place d’un ombudsman à l’immigration qui pourrait apporter un regard externe sur le traitement des demandes.

Un ombudsman examinerait aussi le travail des agents du ministère d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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UOF
L’UOF est au deuxième étage du 9 Lower Jarvis, au centre-ville de Toronto.

Critères académiques ou d’immigration?

M. Mulatris demande également de clarifier les critères d’octroi de permis d’études des étudiants. «Utilise-t-on des critères relatifs à l’immigration ou des critères reliés aux études et en fonction de la qualité académique des dossiers ou des conditions financières remplies?»

Pour lui, il y a une ambiguïté dans la manière dont on pose les questions aux candidats qui souhaitent venir étudier au Canada et cela doit être réglé.

Paulin Mulatris a rejoint l’UOF en avril 2021. Auparavant, il a été tour à tour, chef de la section Arts (2013-2015), vice-doyen principal et aux affaires académiques (2015-2019), vice-doyen (2019-2021) au campus Saint-Jean université de l’Alberta. Il possède un diplôme en leadership universitaire de l’Université de l’Alberta, et il a obtenu son doctorat en philosophie en 1996 de l’Université Catholique de Louvain, en Belgique. Il est originaire du Congo.

Ses intérêts de recherche portent sur la francophonie en contexte minoritaire, la santé, les médias, l’immigration et l’éducation. Il est titulaire d’une chaire UNESCO sur la migration et la francophonie en contexte minoritaire.

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