Une autre poignée de main entre l’AFO et Canadian Parents for French

La Résistance aux coupures provinciales se poursuit

francophonie
Denise Massie, présidente de Canadian Parents for French en Ontario, Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), et Peter Hominuk, directeur général de l'AFO.
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L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et Canadian Parents for French (CPF Ontario) ont renouvelé leur protocole d’entente signé pour la première fois en 2015.

L’entente consiste, entre autres, à assurer une réciprocité au chapitre de la diffusion des activités des deux organisations, qui mettront en place des initiatives communes afin d’encourager la langue et la culture de langue française en Ontario.

Inscriptions à l’UOF

Entre autres, l’AFO et CPF Ontario mèneront une campagne d’inscriptions des jeunes francophones et francophiles à la nouvelle Université de l’Ontario français (UOF), pour faire pression sur le gouvernement provincial qui en a annulé le financement.

Plus de 229 000 élèves ontariens fréquentent les programmes d’immersion des écoles de langue anglaise (comparés à 100 000 élèves dans les écoles gérés par les 12 conseils scolaires de langue française).

Le bulinguisme, un atout

«Le fait d’être capable de comprendre et de parler en français constitue un précieux atout en Ontario, au Canada et sur la scène mondiale», explique Denise Massie, présidente du chapitre ontarien de Canadian Parents for French, qui a signé l’entente avec Carol Jolin, le président de l’AFO, à Ottawa ce vendredi 5 avril.

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«Mais ce qui m’importe le plus, c’est d’enrichir la vie des jeunes culturellement et les aider à comprendre la richesse de notre histoire et le contexte actuel du bilinguisme dans notre pays.»

Pénurie d’enseignants francophones

L’AFO et CPF ont espoir que plusieurs élèves issus de l’immersion pourront éventuellement fréquenter l’Université de l’Ontario français.

«Tout comme les Québécois d’expression française fréquentent les universités de langue anglaise dans leur province, nous encouragerons les finissant.e.s francophiles à fréquenter l’Université de l’Ontario français afin de parfaire leurs compétences linguistiques» explique Carol Jolin.

Il ajoute que certain.e.s diplômé.e.s pourront également contribuer à soulager la pénurie des professionnels de l’enseignement francophones en devenant des enseignantes et enseignants en immersion.

Appui politique

Denise Massie a profité de l’occasion pour exprimer son appui à la communauté franco-ontarienne.

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«Nous avons été très secoués en ce début d’année avec les annonces du nouveau gouvernement de l’Ontario qui ont eu un grand impact au sein de la communauté franco-ontarienne. Ces changements ont appelé les représentants de CPF à travers le pays à se joindre en solidarité à la communauté francophone et à lui apporter son soutien pour renforcer sa voix.»

«La solidarité de Canadian Parents for French nous fait chaud au coeur», a répondu le président de l’AFO. «Nous comptons sur eux pour continuer à appuyer nos revendications pour un Commissariat indépendant aux services en français et pour le financement de l’Université de l’Ontario français.»

Intégration et soustraction

C’est ce même vendredi 5 avril qu’on apprenait que l’Ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, a l’intention de couper trois postes au sein de sa nouvelle unité sur les services en français (l’ancien Commissariat de 12 personnes dont il prendra la charge le 1er mai).

Paul Dubé, ombudsman de l'Ontario
Paul Dubé, Ombudsman de l’Ontario.

L’un de ces postes supprimés est celui du directeur général Jean-Gilles Pelletier. Le Bureau de l’Ombudsman a déjà un directeur général.

Le commissaire François Boileau, qui sera au chômage le 1er mai, déposera son tout dernier rapport le 16 avril.

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Coïncidence: à la fin juin, l’Ombudsman participera à une rencontre internationale de commissaires linguistiques à Toronto.

Une autre promesse brisée

Carol Jolin dénonce la restructuration annoncée par Paul Dubé, contraire selon lui à une promesse du premier ministre Doug Ford et de la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney.

Celle-ci avait promis, deux fois plutôt qu’une, en novembre 2018, d’intégrer le Commissariat aux services en français «dans son entièreté» au sein du Bureau de l’Ombudsman.

«On comprend maintenant», déclare Carol Jolin, «que l’intégration du Commissariat aux services en français visait finalement à faire des économies de bout de chandelle sur le dos de la minorité francophone. C’est inacceptable.»

L’AFO continue de réclamer le retour à l’avant-15 novembre 2018, au moyen d’un projet de loi visant à sortir le Commissariat de l’Ombudsman, et lui redonner son «indépendance».

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