Un vent de jeunesse sur Radio-Canada en Ontario

Plus beaucoup de testostérone…

L'animatrice de Y a pas deux matins pareils, Marjorie April, avec la chroniqueuse Isabelle Gobeil.
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Les animatrices des principales émissions d’affaires publiques ontariennes de Radio-Canada ont participé, vendredi matin, à un enregistrement public de l’émission Y a pas deux matins pareils dans le hall d’entrée de leur édifice de la rue Front.

Quelques dizaines de Franco-Torontois ont pu prendre le café avec Catherine Lafrance et Gabrielle Sabourin, les deux chefs du Téléjournal Ontario; ainsi qu’avec Elizabeth Ryan, de la nouvelle émission radiophonique 15-30 Ontario, venue de Sudbury pour l’occasion; avec Line Boily qui s’occupe du retour à la maison à L’Heure de pointe; et avec les journalistes, chroniqueuses et l’animatrice Marjorie April de l’émission matinale.

La testostérone n’est plus représentée que par Éric Robitaille, qui continue d’animer le magazine radiophonique Grands Lacs Café le samedi de 7h à 11h.

Sur Facebook, l’illustrateur Marc Keelan-Bishop, qui avait adressé un reproche semblable à TFO cet été, a fait remarquer qu’aucun des animateurs de Radio-Canada en Ontario n’a grandi dans cette province.

Marjorie April en est à sa deuxième année à la barre de Y a pas deux matins pareils, mais elle y était auparavant journaliste. Commencer sa journée à 3h du matin n’est donc pas nouveau pour cette «passionnée de l’information», qui voulait être journaliste depuis l’âge de 7 ans, raconte-t-elle à L’Express.

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Née à Québec, elle a vécu à Rivière-du-Loup et Montréal avant de s’établir à Toronto en 2009.

Y a pas deux matins pareils est une émission «d’actualité et de services», explique-t-elle. «Comme toute émission matinale, il y a beaucoup d’information pratique sur la circulation et la météo, mais aussi les infos essentielles du jour.»

On y entendra de nouvelles chroniques santé et nutrition, mais aussi, une fois par semaine, une correspondance d’Alison Vicrobeck, une ancienne étudiante du Collège français de Toronto qui effectue présentement un stage au New York Times et qui couvrira la campagne électorale américaine du point de vue des minorités.

Chacune des émissions de Radio-Canada – qui se partagent désormais des journalistes et du matériel sonore ou visuel – affirment «se rapprocher de la communauté» et chercher à «rassembler la communauté». Cela se fait tant par les sujets couverts – par exemple par la journaliste Marie-Hélène Ratel de Y a pas deux matins pareils, qui sera constamment «sur la route» – que par les gens qui seront invités à discuter de leurs activités.

Après-midi

La nouvelle émission 15-30 Ontario, qui succède à ICI #ONRC de 15h30 à 16h, participe à ce virage «proximité» et «jeunesse». L’animatrice Élizabeth Ryan (une petite-fille de l’illustre Claude Ryan avec qui, entre autres, elle allait à la messe!) considère son créneau comme un «laboratoire».

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En plus des dossiers provinciaux dont elle traitera avec ses invités, elle s’est constitué un réseau de cinq jeunes correspondants régionaux qui couvriront et commenteront des sujets qui les interpellent.  Vendredi matin, Élizabeth Ryan était accompagnée de sa chroniqueuse torontoise Lydie Fagnia, d’origine camerounaise, qui s’est «toujours intéressée à l’actualité», dit-elle à L’Express.

«On a besoin d’entendre la jeunesse», indique l’animatrice, «et il est important d’entendre à la radio franco-ontarienne toutes sortes de voix, d’accents et de points de vue.»

Ces reportages et chroniques des les émissions radiocanadiennes du Nord et du Sud de la province (Ottawa et l’Est ontarien constituent une autre région) se retrouvent de plus en plus sur les plateformes web et les médias sociaux – où ils sont d’ailleurs souvent plus écoutés ou regardés qu’aux heures officielles de diffusion.

Télévision

C’est le cas aussi pour les reportages du Téléjournal Ontario, que se partageront désormais Catherine Lafrance du lundi au jeudi et Gabrielle Sabourin les vendredi, samedi et dimanche.

«Nous utiliserons souvent Facebook Live pour diffuser en direct une partie de la couverture d’un événement qu’on retrouvera au Téléjournal Ontario», mentionne Catherine Lafrance, qui a succédé l’an dernier à Odette Gough comme chef d’antenne.

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Catherine Lafrance, qui est aussi romancière, se réjouit de pouvoir compter sur une équipe de journalistes et de correspondants régionaux plus nombreux – une cinquantaine à Toronto et dans la dizaine de bureaux de Radio-Canada du Nord et du Sud de l’Ontario. «On n’est plus à l’ère des compressions», confirme-t-elle.

«Le TJ Ontario va rester le grand rendez-vous quotidien des mordus de l’information.»

Gabrielle Sabourin a occupé «tous les postes» à Radio-Canada… sauf celui de lectrice du TJ: voilà qui est fait. «J’ai grandi en regardant Pascale Nadeau», dit cette Lavalloise qui est passée par le Manitoba avant de s’installer à Toronto il y a trois ans.

La fin de semaine étant moins chargée que la semaine, un TJ Ontario plus «magazine» s’occupera davantage de culture et de société.

Gabrielle Sabourin se réjouit, elle aussi, du «vent de jeunesse» qui souffle sur Radio-Canada en Ontario français.

Rappelons qu’en octobre, un nouveau directeur des Services de Radio-Canada en Ontario (toute la province) entrera en fonction: l’historien et sociologue Pierre Ouellette.

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