Être un jour l’enfant d’un couple aimant et, le lendemain, enfant de purs inconnus, voilà un thème qui a été exploité par plusieurs écrivains. Cassandra Fournier y ajoute une touche inédite dans Née sous une fausse étoile, son premier roman qui a des allures de thriller existentiel.
Laura, 18 ans, est une artiste en devenir, qui mène la vie normale d’une étudiante au sein d’une famille aimante, entourée de fidèles amis. Son quotidien bascule le jour où elle découvre qu’elle a été adoptée. Contre l’avis de tous, elle part à la recherche de ses parents biologiques.
Frisson
La philosophie de vie de la jeune fille se résume à «agis maintenant et réfléchis après».
Cela l’amène à côtoyer des gens qui lui font ressentir un frisson glacial. C’est comme si un éclair traverse alors sa colonne vertébrale. Elle se demande pourquoi personne n’a encore pensé à inventer une télécommande pour contrôler ses émotions, «parce que ça m’aurait bien arrangée».
Il peut arriver que rechercher ses parents biologiques soit un peu comme gratter ses billets de loteries, en jurant chaque fois qu’ils se révèlent perdants: «s’accrocher, espérer, et toujours être déçue».


