«Sa lutte, ma lutte»: des hommes collectent du matériel informatique pour les femmes d’Oasis

16 jours d'activisme

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Des membres du comité d'hommes d'Oasis Centre des femmes lors d'un événement l'an dernier.
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Un groupe d’une dizaine d’hommes, engagés depuis un an dans la lutte contre la violence menée par Oasis Centre des femmes, lance une campagne de collecte de matériel informatique (téléphones, tablettes, ordinateurs) afin de permettre à des femmes et à leurs enfants d’accéder au monde virtuel et de briser leur isolement.

L’initiative «Sa lutte, ma lutte» vise à aider au moins une dizaine de femmes et leur famille à vivre de façon plus sécuritaire en cette période de covid plus difficile pour certaines.

Oasis Centre des femmes a identifié les besoins technologiques d’une dizaine de familles particulièrement touchées par les impacts de la pandémie.

Dada Gasirabo, directrice générale d’Oasis Centre des femmes à Toronto.

Hommes alliés

En plus de la campagne de collecte de matériel informatique, qui coïncide avec «les 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes», du 25 novembre au 10 décembre, les «hommes alliés» d’Oasis participeront à une table ronde diffusée sur Zoom le 4 décembre.

Membre du comité, Serge Paul explique ainsi la démarche: «Nous souhaitons développer notre compréhension de la violence faite aux femmes et acquérir les outils nécessaires pour devenir des alliés efficaces et sensibiliser les hommes de nos milieux respectifs à l’importance cruciale de leur implication dans la lutte contre la violence faite aux femmes.»

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La covid a eu un impact considérable sur les conditions de vie des femmes qui fréquentent Oasis. «Elle a accentué la précarité économique des femmes, augmenté leur vulnérabilité à la violence conjugale et limité leur accès à des services de soutien spécialisés», explique un autre membre, Alexandre Paulin.

Commande de pizza

Dans ce contexte, il est essentiel pour les femmes et leurs enfants de maintenir un lien avec le monde extérieur, et la communication virtuelle est devenue un canal nécessaire pour maintenir ce contact.

«Toutes les femmes n’ont pas le dernier modèle de téléphone, n’en connaissent pas toutes les fonctions ou ne savent pas comment rapidement obtenir de l’aide sur Intenet», indique à l-express.ca la directrice générale d’Oasis, Dada Gasirabo.

Elle aime bien raconter l’histoire de cette femme qui, en présence d’un conjoint violent, a appelé le 911 en faisant croire qu’elle commandait une pizza. Elle a dû insister, auprès du service d’urgence, qu’elle ne s’était pas trompée et qu’elle avait «vraiment besoin d’une livraison rapide», pour qu’on finisse par comprendre qu’on devait lui envoyer la police.

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Appel à la communauté

Au cours des prochains jours, les hommes alliés seront présents sur diverses plateformes afin de solliciter la contribution de la communauté à cette campagne de soutien.

Oasis invite aussi les gens à partager des gestes de solidarité dans les médias sociaux «pour unir les voix et les actions dans la perspective de mettre fin à la violence fondée sur le genre».

Par ailleurs, le 6 décembre marque l’anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique le 6 décembre 1989 à Montréal. C’est devenu la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

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