Oasis Centre des femmes intègre des hommes dans sa lutte

Commémoration des 30 ans de la tuerie de Polytechnique

Quatre membres du comité d'hommes d'Oasis sont intervenus sur la thématique des inégalités et des rapports de domination entre hommes et femmes: Dramane Kone (du services d'emplois du Collège Boréal), Rajiv Bissessur (conseiller financier), Alexandre Paulin (juriste au Collège Boréal), Junior Mandoko (prof au Collège Boréal) et Ammar Boulecane (des programmes aux immigrants du Collège Boréal).
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Oasis Centre des femmes a décidé de créer tout récemment un comité d’hommes, afin qu’ils se joignent à la lutte contre la violence faite aux femmes. Leur première réunion s’est tenue ce 27 novembre.

Certains d’entre eux ont pu s’exprimer sur le sujet ce vendredi 6 décembre, au studio du Théâtre français de Toronto, durant l’hommage aux 14 femmes assassinées le 6 décembre 1989 à l’École polytechnique de Montréal.

Pour l’occasion, les personnes présentes portaient un ruban orange, tricoté par les membres d’Oasis, symbole de la lutte contre la violence faite aux femmes.

Des «hommes alliés»

Ammar Boulecane, Alexandre Paulin, Rajiv Bissessur, Dramane Kone et Junior Mandoko, membres du comité d’hommes, ont pu prendre la parole sur la thématique de la violence ainsi que sur les inégalités entre hommes et femmes.

Alexandre Paulin explique les origines du rapport de domination entre hommes et femmes, qui serait apparu à partir de la sédentarisation des humains et de la division des tâches.

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Pour changer ce rapport de force, il insiste sur le fait qu’il faut «faire parler les hommes et inviter ceux qui croient en l’égalité des sexes à le dire».

Roza Belai, agente de liaison Fem’aide et Dada Gasirabo, directrice générale d’Oasis Centre des femmes à Toronto.

Établissant un lien entre médias et «culture du viol», Junior Mandoko rappelle que «chaque fois qu’une agression est commise, la société a tendance à banaliser l’acte».

«Les différentes publicités qui sont présentées par les médias perpétuent des mythes de la femme, que l’on présente souvent comme étant un objet de plaisir pour assouvir les pulsions sexuelles de l’homme.»

Enfin, Ammar ne voit «vraiment pas quelle est la raison de cette distinction entre hommes et femmes. C’est une atteinte à la dignité humaine, aucune violence ne peut être acceptée.»

«Est-ce qu’on doit changer les mentalités en changeant les lois, ou est-ce qu’on doit changer les lois pour changer les mentalités?»

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Darline Remarais.

«La force est calme»

Darline Remarais, anciennement à Oasis, a déclamé son poème intitulé La force est calme.

En nous racontant l’histoire d’un taureau, métaphore du mari violent, elle a mis en avant les thématiques de l’autorité, des mythes de la société, du stress, de l’immigration, de l’estime de soi, de la violence verbale, émotionnelle, sexuelle…

Elle affirme que «la violence est un problème social qui nous affecte tous. Se joindre à la lutte est notre devoir de citoyen.»

Il s’en est suivi un diaporama montrant le visage des 14 femmes tuées à Polytechnique, ainsi qu’une minute de silence.

Minute de silence en l’hommage des 14 femmes tuées le 6 décembre 1989 à l’École polytechnique de Montréal.

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