Retraite active de Peel fête ses 20 ans

Gala le 7 juin

Fête de Noël organisée par Retraite active de Peel en 2022.
Fête de Noël organisée par Retraite active de Peel en 2022. Photos: RAP
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Publié 13/05/2024 par Lila Berdai

Depuis 20 ans, Retraite active de Peel (RAP) organise des activités pour les aînés et retraités francophones dans la région de Peel, la grande banlieue ouest de Toronto. Un gala, avec souper et danse, soulignera cet anniversaire le 7 juin au Mississauga Convention Centre, au 75 Derry Road.

Line Boily, retraitée de Radio-Canada bien connue dans le Grand Toronto, animera le gala, qui commence à 18e avec un cocktail. Billets: 50$ pour les membres, 75$ pour les non membres. Inscriptions: [email protected].

«Vieillir en bonne santé et heureux»

«Les jeunes retraités souhaitent être autonomes et rester actifs sur le plan social ou même politique», explique une des fondatrices, Carmen Gauthier, à l-express.ca. «Une première rencontre a été organisée le 29 avril 2004, nous étions une trentaine de personnes. L’objectif était de favoriser les échanges entre les retraités.»

«Il y a eu un sondage des besoins et des attentes, et de là est né Retraite active de Peel.»

À ses débuts, l’organisme mettait en place une rencontre ou deux par mois, puis les évènements se sont multipliés au fil des années: repas festifs, ateliers tricot ou peinture, défilé de mode, randonnées…

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Dès sa deuxième année, en 2005, Retraite active de Peel a mis de l’avant sa première activité pour promouvoir la santé et le bien être: Cœur en santé.

Retraite active de Peel
Des membres de Retraite active de Peel en excursion. Photo: RAP sur Facebook

L’agrandissement d’une communauté au fil des années

À la tête de cette initiative, raconte Carmen Gauthier, «il y avait Claudette Beland, qui s’occupait de la photographie et des archives, Claire McCullough, Georgette Morin qui contribuait au réseau d’entraide, ainsi que Rollande Maheu-Duchesne, qui était l’artiste du groupe».

Ces membres se sont joints peu à peu au comité organisateur, et c’est en 2017 que Retraite active de Peel a été reconnu officiellement comme organisme à but non lucratif par la province de l’Ontario.

En septembre dernier, Retraite active de Peel a remporté récemment le Prix de l’engagement communautaire de la Société Santé en français (SSF), un organisme national.

Une démarche soutenue par plusieurs organismes

La création et le développement de Retraite active de Peel ont été appuyés par plusieurs organisations, dont un partenariat avec la Ville de Mississauga.

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«Nous sommes affiliés comme un groupe d’aînés avec la Ville, et cela nous permet d’avoir accès, au centre Frank McKechnie, à des locaux pour organiser nos activités.»

Grâce à ce soutien, l’organisme peut bénéficier d’un financement, peut planifier jusqu’à quatre évènements par semaine, ou encore avoir un accès à la piscine le jeudi. «Le nombre de membres a beaucoup augmenté», ajoute Lorraine Gandolfo, présidente du Conseil d’administration.

Activité organisée par Retraite active de Peel
Activité organisée par Retraite active de Peel

Parmi ses autres partenaires, Retraite active de Peel collabore notamment avec Ontario Association for Community, organisme anglophone qui permet d’obtenir des données importantes pour étoffer ses réclamations.

Membres de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et de la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO), Carmen Gauthier et Lorraine Gandolfo ont également participé à des séminaires sur la santé.

En ce qui concerne un soutien plus politique, Natalia Kusendova-Bashta, la députée provinciale de Mississauga et adjointe parlementaire de la ministre des Affaires francophones, a accompagné l’organisme dans certaines de ses démarches.

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Difficulté de trouver des financements permanents

En raison de son statut d’organisme à but non lucratif, l’enjeu pour Retraite active de Peel reste de trouver des financements permanents, afin d’évoluer en toute stabilité.

«Nous avons quand même réussi à décrocher des subventions de projets, grâce notamment à la Ville de Mississauga, mais aussi avec l’appui du programme fédéral Nouveaux Horizons, du ministère ontarien des Services aux aînés, ou encore de la Fondation Trillium de l’Ontario», déclare Carmen Gauthier.

Retraite active de Peel
Lorraine Gandolfo et Carmen Gauthier. Photos: RAP

Même si les bénévoles trouvent des solutions, les aides de courte durée ne valent pas les financements permanents.

«Il y a plusieurs années, les bailleurs de fonds offraient des subventions pour le fonctionnement ou la programmation. Cela permettait à des organismes de pouvoir embaucher des employés sur le long terme. Mais depuis environ cinq ans, ce sont uniquement les projets qui sont financés et non plus le fonctionnement de l’organisme lui-même.»

Tous bénévoles

Si Retraite active de Peel n’a pas d’employés, elle doit son existence et son maintien à plusieurs bénévoles, qui s’occupent de toute la gestion depuis le début. Une vocation à laquelle ces derniers se prêtent avec plaisir et engagement, afin de permettre aux retraités de rester en forme.

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Souhaitant être «inclusif», l’organisme vise également à se diversifier et à s’ouvrir aux différentes communautés ethnoculturelles dans la région de Peel.

CAH 45e
La députée provinciale Natalia Kusendova-Bashta, députée de Mississauga-Centre (à d.), jase avec des membres de Retraite active de Peel lors de la fête du 45e anniversaire de CAH en novembre dernier.

Préparer la relève

Aujourd’hui, le défi majeur est d’assurer une relève au sein de l’organisme.

En débattant au conseil d’administration et bientôt à l’assemblée générale annuelle qui se tiendra le 22 mai prochain, Carmen Gauthier et Lorraine Gandolfo continuent de souligner l’impératif d’accueillir de nouveaux bénévoles. «Il y a des personnes qui souhaitent continuer à s’impliquer de façon rigoureuse et peut-être d’autres qui aimeraient laisser leur place.»

«Le problème, s’il n’y a pas une bonne relève, c’est que nous ne pourrons pas nous projeter dans l’avenir. C’est une épreuve rencontrée par la majorité des organismes à but non lucratif.»

Des membres de Retraite active de Peel.
Des membres de Retraite active de Peel.

Un bâtiment pour Retraite active de Peel?

Pour Retraite active de Peel, il est important de créer des moments pour les aînés, de leur donner l’occasion de se retrouver autour d’un café, de jouer auxcartes, de faire toutes sortes d’activités manuelles, de les sortir parfois de l’isolement. Or, l’organisme ne possède pas ses propres locaux.

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«Nous collaborons avec CAH, le centre de services pour aînés francophones de Toronto, qui peut nous appuyer en cas de nécessité. Mais pour le moment, nous n’avons pas la capacité financière d’établir notre propre centre.»

Cela étant, «le point fondamental à nos yeux reste l’idée de vieillir à la maison». Retraite active de Peel souhaiterait pouvoir offrir des services aux aînés là où ils vivent. «Ce serait un progrès énorme.»

le gala du 7 juin célébrera les réalisations des 20 dernières années, mais il servira aussi de tremplin aux ambitions des aînés de la région.

«Pour nous, c’est une réussite extraordinaire. C’est une démonstration de la résilience qu’a fait preuve notre organisme, entièrement composé de bénévoles. Par ailleurs, nous espérons que cet évènement suscitera de intérêt et donnera envie à d’autres personnes de s’impliquer dans l’accompagnement des retraités».

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