Résolution du Nouvel An: apprendre le français pour son développement personnel

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Le bilinguisme permet d'enrichir sa culture personnelle et de s'ouvrir à de nouvelles opportunités. Illustration: iStock.com/Natalie_
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Publié 07/01/2026 par Lê Vu Hai Huong

Renforcer son identité ou favoriser son intégration professionnelle et culturelle sont des raisons courantes pour prendre la résolution d’apprendre ou d’améliorer son français en début d’année. Les personnes qui font ce choix doivent cependant trouver des façons de contrer certains défis, surtout en contexte minoritaire.

Divine Lobè Manga confie que sa résolution pour la nouvelle année est de renforcer sa capacité à s’exprimer en français, particulièrement à l’écrit et à l’oral.

«Continuer à utiliser le français est une façon de préserver la diversité culturelle du Canada. C’est un défi, mais aussi une fierté», affirme la résidente des Territoires du Nord-Ouest d’origine camerounaise.

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Divine Lobè Manga. Photo: courtoisie

Sara Lipo, résidente de l’Ontario, a aussi le but d’apprendre davantage le français comme résolution de 2026. À ses yeux, le français est un véritable moyen de se comprendre et de se connecter à autrui.

Elle soutient que l’apprentissage du français lui a permis de trouver sa voix et de proposer aux autres une occasion de s’ouvrir à ses idées. Pour elle, cette résolution est une quête de soi: «Continuer à apprendre le français, c’est continuer à trouver et à affirmer ma voix».

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Résolution du Nouvel An : apprendre le français
Recherche pour «learn French» sur Google au Canada.

Intégration professionnelle et culturelle

Pour d’autres, la motivation est ancrée dans des réalités académiques ou professionnelles. Tran Du Ngoc Nguyen, une récente diplômée vietnamienne en éducation au Manitoba, révèle son intention d’accroître ses compétences en français pour l’année à venir.

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Sara Lipo. Photo: courtoisie

Elle veut continuer d’apprendre le français afin de pouvoir enseigner dans un programme d’immersion française. Ayant appris un peu de français durant son enfance au Vietnam, elle ressent aujourd’hui le besoin de se rapprocher des langues officielles de son pays d’adoption. «Je veux en apprendre davantage sur le Canada, la culture, les gens et la langue.»

Cette soif de compréhension culturelle est également présente chez Diannika Barker, originaire de la Barbade et installée en Alberta depuis 2021. Sa principale motivation est de pouvoir s’exprimer oralement et de comprendre les autres francophones.

Face à une réalité linguistiquement minoritaire

Sara Lipo observe que vivre dans une région majoritairement anglophone rend les occasions de parler français plus rares, mais elle soutient que «c’est justement ce qui le rend [parler cette langue] précieux».

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Diannika Barker. Photo: courtoisie

La faible exposition quotidienne à la langue demeure quand même un des principaux obstacles à l’apprentissage, dit-elle. Il faut rechercher activement les occasions de parler en français pour y remédier.

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Diannika Barker est d’accord avec Sara Lipo sur ce besoin: il peut être difficile de découvrir et d’accéder aux espaces francophones, surtout quand on est seul.

Elle précise: «L’un des plus grands défis est de pouvoir pratiquer l’expression et la compréhension orale, surtout parce que je vis en Alberta et que je ne suis pas vraiment entourée de francophones».

Tran Du Ngoc Nguyen partage aussi ce sentiment. Elle explique que sa famille et ses amis parlent principalement le vietnamien ou l’anglais. «Je n’ai pas de partenaire ou d’amis avec qui pratiquer.»

Apprendre le français à sa façon

Diannika Barker suggère de trouver de l’aide professionnelle et de ne pas s’autoformer en français.

À l’opposé, Tran Du Ngoc Nguyen encourage une méthode plus informelle, compte tenu du manque de temps. Elle apprend le français par le biais d’une application, en écoutant des vidéos sur YouTube ou en captant la radio pendant ses trajets en voiture, explique-t-elle. Ces méthodes lui permettent d’habituer son oreille à l’accent français et au vocabulaire.

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Elle encourage aussi la persévérance: «Ils m’ont dit de simplement continuer à essayer de parler plus en français… la pratique rend meilleur», et de ne pas craindre de commettre des erreurs ou des fautes de grammaire.

Diannika Barker suggère aux apprenants et aux apprenantes d’intégrer la langue dans leur routine quotidienne: elle dit que 20 minutes par jour suffisent pour progresser. Selon elle, étudier le français plusieurs fois par semaine est plus efficace qu’étudier de manière sporadique.

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