Première édition pilote du festival Franco-Été de l’ACFO-Toronto

Première édition du Franco-Été 2026.
La première édition de Franco-Été a eu lieu le 11 juillet au 237 rue Sackville à Toronto. Photos: Soufiane Chakkouche, l-express.ca
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Publié 15/07/2026 par Soufiane Chakkouche

La toute première édition du festival Franco-Été, initié par l’ACFO-Toronto (l’Association des communautés francophones de l’Ontario), a eu lieu ce samedi 11 juillet dernier au 237 rue Sackville, dans le quartier Regent Park.

Au menu: musique, danse orientale, slam, défilé de mode et séance de lecture, avec le groupe Boubé comme clou du spectacle.

La soixantaine de personnes qui ont répondu présent ont fait preuve de patience. Malgré une heure de retard sur le début de l’événement prévu à 18h et due à des problèmes techniques, personne ne s’est plaint.

festival Franco-Été 2026
Franco-Été dans le quartier Regent Park. Photo: ACFO-Toronto

Une édition pilote

Cette tolérance peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit là d’une édition test, et, comme toute première édition, quelques petits couacs et ajustements peuvent s’avérer de la partie.

«C’est la première édition d’une célébration estivale de la francophonie torontoise rassembleuse avec une vision de bâtir des ponts et de raviver le sentiment d’appartenance», explique Jean-Claude N’da, président de l’ACFO-Toronto.

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ACFO
Jean-Claude N’da, président de l’ACFO-Toronto.

«Pour cette édition pilote, on a essayé d’être assez modeste avec un évènement d’à peu près quatre heures. Avec cette première édition, on veut voir comment la francophonie torontoise réagit tout en ayant pour objectif de raviver ce sentiment d’appartenance.»

Qualité artistique  

Toutefois, la qualité des artistes qui se sont succédé sur scène a vite fait de reléguer cette attente aux oubliettes. Parmi eux, on trouve le groupe Boubé, une véritable tempête désertique de talent.

«Mon nom c’est Boubé, je viens du Niger. Ça fait quelques années que j’ai créé ce groupe avec des amis québécois. Le groupe porte mon nom parce que c’est mon style, ma musique qui vient du désert, c’est du blues du désert», précise à l-express.ca le guitariste et fondateur du groupe.

Franco-Été 2026
Le guitariste Boubé.

Ce groupe, dont le son envoutant fait d’une fusion de blues, de rock et de musique touareg, est actuellement en tournée au Canada. Selon son guitariste, les organisateurs du Franco-Été ont profité de son passage à Toronto pour l’inviter.

Un public franco-torontois que le slameur Ilyass, un autre artiste au talent incontestable et aux mots aiguisés à l’ail de son pays de naissance (le Maroc), trouve «beau» dans sa diversité. «C’est une belle édition, car elle se déroule dans une très grande salle avec beaucoup d’animation et un beau public avec une diversité incroyable, c’est ce qui est beau dans la francophonie de Toronto.»

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Première édition du Franco-Été 2026.
L’artiste slameur Ilyass.

Pas de crainte d’effet cannibale

Toutefois, si cette première édition semble avoir tenu ses promesses, il est légitime de se demander si un énième festival francophone à Toronto ne viendrait pas éparpiller les efforts de la communauté et/ou jeter de l’ombre sur les autres par un phénomène d’«effet cannibale».

Jean-Claude N’da n’est pas du tout de cet avis, «Bien au contraire, le fait de laisser les gens en alerte et de raviver à tout moment le sentiment d’appartenance, pour moi c’est une très bonne chose, surtout durant la période de l’été où les francophones doivent en profiter.»

Pour rappel, un autre festival francophone à Toronto, Franco-Fête, a eu lieu à peine trois semaines avant Franco-Été. Il n’a toutefois attiré que très peu de spectateurs dans l’atrium de Radio-Canada, comparé aux éditions précédentes à Harbourfront, au Stackt Market ou dans le quartier des rues Ossington et Dundas.

«Si vous regardez du côté anglophone, vous allez voir qu’il y a énormément d’événements durant cette période pour permettre aux gens de décrocher durant les vacances. En tant que francophones, on devrait pouvoir le faire et encourager tout le monde à venir célébrer cette francophonie torontoise dans toute sa diversité», se défend le président de l’ACFO-Toronto.

danseuse
Une danseuse du ventre accompagnant le groupe Boubé.

Pas un kopeck du gouvernement

Côté douloureuse, le président nous assure que Franco-Été n’a bénéficié d’aucun financement ou subvention de la part du gouvernement.

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Des institutions comme les collèges La Cité et Boréal, les conseils scolaires Viamonde et MonAvenir, le Centre francophone du Grand Toronto et le centre TAIBU, les organismes La Passerelle-I.D.E. et Point Ancrage Jeunesse, ainsi que l’Université de l’Ontario français, ont mis la main à la poche pour que ce festival voie le jour.

«Aussi, on a fixé un montant modeste pour accéder à l’évènement (35$)… mais, on ne fermait pas la porte à ceux qui ne pouvaient pas payer», complète Jean-Claude N’da. 

Selon ce dernier, cet évènement sera amené à se renouveler annuellement tout en s’agrandissant.

festival Franco-Été
L’affiche du premier festival Franco-Été diffusée sur les réseaux sociaux.

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