Paule Véronique: le leadership franco-ontarien au diapason des Amériques

leadership Paule Véronique lors du gala de la remise du Prix ON. Image: Paule Véronique
Paule Véronique lors du gala RelèveON, où elle a remporté le prix Jeune leader étudiante. Photo: courtoisie
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Publié 30/06/2026 par Julien Kopferschmitt

Fraîchement revenue du Forum sur le leadership et l’engagement citoyen, organisé à Montréal du 15 au 19 juin par le Centre de la francophonie des Amériques, Paule Véronique Fouda Mengue insuffle un vent de fraîcheur et d’ambition sur la scène étudiante torontoise.

«Je ne savais pas que j’allais vraiment réaliser à quel point cette francophonie est belle en dehors de la francophonie franco-ontarienne que je connaissais déjà», confie-t-elle à l-express.ca, encore habitée par l’effervescence de l’événement.

Cette étudiante en Communication et Médias à l’Université de l’Ontario français, également chroniqueuse à ONFR (TFO), a remporté le prix Jeune leader étudiante au récent gala RelèveON du Club canadien de Toronto. Elle est déterminée à faire de la communication un levier d’action pour la francophonie minoritaire.

Invitée à participer à la toute nouvelle mouture du prestigieux Forum des Amériques, elle y a partagé le quotidien d’une quarantaine de jeunes leaders venus des quatre coins du continent. Une immersion qui a profondément bouleversé ses perspectives.

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L’esprit des «Chevaliers» et l’inspiration au féminin

Au cœur de ce forum axé sur l’engagement citoyen, Paule Véronique a trouvé bien plus que des outils théoriques: elle y a trouvé des alliés. Intégrée au groupe informel des «Chevaliers de la Francophonie», elle a partagé des ateliers «intenses» avec des délégués du Québec, d’Haïti, du Manitoba ou encore de la Louisiane.

Un autre moment fort a marqué son séjour: la rencontre avec Pauline Marois, première femme à avoir accédé au poste de première ministre du Québec. «Nous avions en face de nous une femme dynamique, courageuse, ambitieuse, qui nous a partagé son engagement à cœur ouvert», indique l’étudiante avec admiration, soulignant l’impact immense d’un tel modèle pour toutes les jeunes femmes présentes.

Repenser les médias pour et par les jeunes

Loin de se positionner en simple observatrice, notre spécialiste en devenir de l’écosystème médiatique a profité d’une visite des locaux de Radio-Canada à Montréal pour affiner son diagnostic sur la consommation culturelle des jeunes en milieu minoritaire. Pour elle, le défi de la découvrabilité du contenu numérique ne se résoudra pas en imposant des formats rigides.

«Les jeunes ne veulent plus simplement consommer ce que les médias proposent. Ils veulent créer du contenu, être des acteurs», analyse-t-elle. Le numérique devient alors un espace de dialogue incontournable.

Loin des clichés voulant que les communicateurs ne fassent que «parler», Paule Véronique utilise sa casquette de chroniqueuse pour écouter et bâtir des ponts. «La communication, c’est surtout pour créer des espaces où toutes les voix peuvent être entendues.»

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Photo des 40 jeunes leaders réunis à Montréal dans le cadre du #8e Forum sur le leadership et l’engagement citoyen lors du Forum des Amériques 2026. Photo: Centre de la Francophonie des Amériques
Les jeunes des Amériques avec l-ex-première ministre Pauline Marois, chancelière de l’UQÀM. Photo: CFA

Propulser la culture francophone à Toronto

Forte de ce bagage enrichi, la jeune femme entend bien faire résonner ses apprentissages à Toronto. Ses projets phares, le Forum sur le dialogue et la collaboration étudiante ainsi que l’initiative Voix en scène, s’apprêtent à passer à la vitesse supérieure.

Si Voix en scène s’est jusqu’ici matérialisé par quelques prestations artistiques, Paule Véronique voit désormais plus grand: amener le slam, la prise de parole et l’accompagnement aux technologies numériques directement auprès des élèves des écoles primaires et secondaires de la province.

Lorsqu’on l’interroge sur sa vision à long terme, l’ambition est limpide. Dans cinq ans, elle se projette déjà comme conférencière internationale, voyageant à travers le monde pour porter les enjeux du numérique et de la dualité linguistique.

En attendant, son message pour la communauté torontoise résonne comme un cri de ralliement à la veille des grands chantiers estivaux: «Impliquons-nous pour sauver le français en Ontario! Il n’y aura pas une seule façon d’être franco-ontarien, mais il y en a plusieurs.»

Citant en exemple la résilience de plusieurs organismes franco-torontois, elle rappelle que, face à la domination de l’anglais, la francophonie plurielle a plus que jamais «besoin que tout le monde mette la main à la pâte».

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